APAM, cabinet de courtage bordelais qui revendique 15 collaborateurs, s’est fixé pour objectif d’assurer plus d’un million d’hectares en France d’ici 2030.
Le cabinet dit assurer aujourd’hui près de 150 000 hectares. Son objectif intermédiaire s’établit à 200 000 hectares au moins en 2027. Pour y parvenir, il prévoit de nouer des partenariats avec des coopératives et de renforcer ses équipes.
APAM justifie cette ambition par l’augmentation des risques liés au dérèglement climatique. La direction générale du Trésor estime, à titre provisoire, que canicules et sécheresse devraient faire reculer de 8 % la valeur ajoutée agricole en 2026.
Pour mieux couvrir les risques climatiques, ses contrats paramétriques viennent compléter les assurances classiques. L’indemnisation peut s’y enclencher dès qu’un seuil fixé à l’avance est franchi, sans passer par une longue expertise de terrain. APAM suit aussi, semaine après semaine, la biomasse de certaines cultures grâce à des images satellites.
Antoine Bourseau, président d’APAM, et Simon Doursat, cofondateur du cabinet expliquent : « La technologie nous permet désormais de mesurer plus précisément des phénomènes jusqu’ici difficiles à objectiver et de transformer ces données en couvertures simples et utiles ».
Avec Mariflor, solution digitale d’APAM, l’agriculteur obtient le calcul de sa prime après avoir fixé le capital couvert par hectare et choisi ses parcelles. Sa commercialisation, d’abord limitée en 2026, doit s’étendre aux récoltes 2027, notamment via des coopératives partenaires.