Veine, la société qui opère sous le nom Toki, sera installée sur le stand M45, dans le hall 7.2 de Paris Expo Porte de Versailles. Cette quatorzième édition, consacrée à la fabrication française, réunira environ 1 000 exposants, selon l’organisateur. Toki y présentera son accessoire, vendu 10 euros TTC seul ou dès 16 euros avec son étui.
Distribution et répartition du prix
Le produit s’adresse aux femmes dès l’âge de 4 ans, selon la marque, et s’utilise en position debout. Outre le site toki.fr, 55 boutiques proposent le produit, indique l’entreprise. Il s’agit de commerces de proximité, comme des coopératives, des drogueries, des pharmacies et des librairies. La marque affirme s’en tenir à ce réseau indépendant en magasin, sans grande distribution.
Sur son site, la société détaille le prix du pack avec étui à 16 euros TTC, calculé pour 2026 dans l’hypothèse d’un équilibre financier. Elle y indique 3,30 euros de coût de production, 3,40 euros de communication et 2,70 euros de TVA. S’y ajoutent 2 euros d’outils technologiques, 2 euros pour l’administratif, les frais bancaires et la rémunération, 1,60 euro de logistique et 1 euro de don.
Une production répartie dans plusieurs régions
L’accessoire est produit dans le Calvados, en polypropylène de qualité médicale dont la moitié provient de plastique recyclé. Il n’existe qu’en violet, un choix que la marque présente comme un refus de la surconsommation. Selon la marque, tous ses fournisseurs sont basés en France.
D’après Toki, le tissu des étuis vient des Vosges et les mousquetons des Ardennes. Les fermetures à scratch arrivent de Loire-Atlantique, les sangles de Haute-Loire, et une imprimerie de Saint-Denis produit les notices sur papier recyclé.
Trois ateliers de couture, 2mains, Fer et Refaire et Mode Estime, assurent la confection des étuis dans un rayon de 20 kilomètres autour du siège. L’agrément de chantier d’insertion de ces ateliers vise le retour à l’emploi de personnes qui en sont éloignées.
Les étuis sont sérigraphiés à Épinay-sur-Seine, d’où partent aussi les commandes. Les tissus y sont également découpés avant la couture.
Un don de 1 euro annoncé par exemplaire
Toki affirme reverser 1 euro à une initiative féministe pour chaque exemplaire vendu, somme incluse dans les 10 euros TTC que coûte l’accessoire seul. Trois bénéficiaires sont actuellement retenus : le fonds La LIG, le média La Déferlante et le Planning familial. L’acheteur désigne lui-même sur toki.fr la structure qu’il souhaite aider.
Le soutien à ces initiatives est présenté par la marque comme l’une de ses deux ambitions, l’autre étant la démocratisation de l’usage du produit. Créée en janvier 2025, la société Veine a pour gérante Victoire Demeestère, fondatrice de Toki. D’après l’entreprise, elle a exercé comme analyste financière pendant huit ans et milite depuis longtemps dans le monde associatif. Elle situe l’origine du projet dans l’essai d’un pisse-debout.
« J’ai su que je voulais en faire un projet professionnel qui ait du sens : bousculer des normes sociales contraignantes et soutenir des initiatives féministes, de plus en plus fragilisées dans le contexte actuel », explique Victoire Demeestère, fondatrice de Toki.