Quatre pistes pour gagner un peu d'air pendant la crise

Quatre pistes pour gagner un peu d'air pendant la crise

En période de sous-activité, l'employeur dispose de quelques leviers pour réduire les coûts liés au capital humain, sans pour autant licencier.

- Formations professionnelles Quand l'activité diminue, «la première chose que je conseille, c'est de mettre en place des formations», indique Rafika Drif, responsable du groupe social de Strego. Dans, les PME beaucoup de chefs d'entreprise ne font que payer leur cotisation alors qu'un Opca peut, dans une certaine limite, prendre en charge le coût de la formation ainsi que le salaire. - Jouer sur les congés Les modalités de fixation des congés payés sont une prérogative de l'employeur. Celui-ci est tenu d'informer les représentants du personnel et les salariés au moins deux mois à l'avance. En cas de circonstances exceptionnelles comme une baisse d'activité ou en cas d'accord du salarié, l'employeur peut déroger à cette règle et imposer des dates de congés moins d'un mois avant la date de départ des salariés.- Réviser le contrat de travail En période de sous-activité, l'entreprise tente généralement de modifier l'organisation du travail. Réduction ou modulation des horaires de travail, baisse ou aménagement de la rémunération, etc.: «Quand l'employeur veut modifier un élément essentiel du contrat de travail, en aucun cas il ne peut se passer de l'accord du salarié. Si celui-ci refuse, l'employeur n'a pas d'autre choix que de faire machine arrière... ou de procéder à un licenciement», explique Cyril Crugnola, avocat chez Ernst & Young société d'avocats. Un accord qui peut être individuel ou collectif. D'où l'importance de renforcer, dans les périodes délicates, le dialogue entre l'employeur et les salariés. - Inciter au départ volontaire Constituant généralement l'ultime recours avant le licenciement, l'incitation au départ volontaire des salariés doit obligatoirement s'inscrire dans un plan de sauvegarde de l'emploi lorsque la rupture de dix contrats de travail est projetée. Reste à bien fixer les conditions de ces départs et notamment à aider au reclassement externe, comme le demande la jurisprudence. Une indemnité pourra être incitative; il ne faut pas non plus qu'elle le soit trop. Autre mesure: l'accompagnement des salariés ayant des projets de création ou de reprise d'entreprise.