La location en longue durée (LLD) ne se résume pas au seul financement de vos véhicules. Une flopée de services vient s'y greffer comme la maintenance, l'assistance, l'assurance, le carburant ou les pneumatiques, pour ne citer que les principaux. Le client pioche dans la liste des prestations et bâtit un contrat à sa convenance. En général, la gestion des petits parcs, composés au mieux d'une cinquantaine de véhicules, est confiée en intégralité au loueur en longue durée. On parle alors de ?full service?. L'entreprise, qui n'a généralement pas les moyens de gérer son parc auto au quotidien, est déchargée de toute contrainte. Traiter avec un seul fournisseur limite le nombre de factures, de reportings et d'interlocuteurs. Le seul risque est alors de payer le prix fort certaines prestations. En revanche, les entreprises disposant d'un parc plus étoffé ont la possibilité, voire l'obligation, de faire jouer la concurrence et de sortir certains services de leurs contrats. Elles n'hésitent d'ailleurs pas à se rapprocher de spécialistes tels que les assureurs et les pneumaticiens, généralement plus compétents et plus compétitifs niveau prix. Actuellement, les services les plus souscrits dans le cadre des contrats de LLD sont, dans l'ordre, l'entretien (84%), l'assistance (77%), le véhicule de remplacement (47%), les pneumatiques (39%), la gestion du carburant (28%) et l'assurance (14%). Les deux premiers sont rarement exclus des contrats car, dans le cas contraire, les loueurs risquent tout simplement de refuser la transaction. Les loueurs multimarques ne se contentent pas du seul financement, ils ont besoin de facturer des services complémentaires pour vivre.
Attention à la marge sur les pneus!
Pour le reste, en revanche, les pratiques divergent. La prestation pneumatique alimente la plupart des débats. Faut-il l'intégrer ou non dans les contrats? Le clan des opposants pointe du doigt les écarts de prix entre loueurs et les marges considérables qu'ils s'octroient. Celles-ci peuvent grimper jusqu'à 30%! Le clan des partisans appelle à une mise en concurrence régulière entre loueurs pour aplanir ces écarts ainsi que ces marges. Traiter avec un pneumaticien n'est pas la meilleure solution même si l'entreprise s'y retrouve financièrement. Les loueurs traitent en effet avec la plupart des spécialistes du pneu en France, offrant ainsi aux conducteurs une large couverture du territoire. À l'inverse, se limiter à un seul pneumaticien, comme peut le faire une entreprise, coupe les collaborateurs d'un bon nombre de points de chute en cas de pépin. Le service le moins souscrit auprès des loueurs reste toutefois l'assurance. Rares sont les clients à faire appel à leur prestataire sur ce thème. Il est généralement conseillé de traiter avec son propre assureur. L'assurance reste une affaire de spécialistes et les loueurs ont tendance à manquer d'expertise sur le sujet. Enfin, pour les prestations restantes telles que le véhicule de remplacement et le carburant, le débat est moins houleux. Il est ici préconisé de rester au chaud chez ses loueurs en longue durée. La gestion du carburant par exemple n'est pas le service le plus coûteux. Certains loueurs ne le facturent même pas. Et cela décharge le gestionnaire de parc d'une lourde tâche.
L'externalisation peut être partielle ou totale. Il convient de bien sélectionner les services confiés au loueur et de surveiller de près les prix qu'il pratique. L'alternative est de gérer une partie en interne ou de passer par un prestataire spécialisé.