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Toulouse White Biotechnology se trouve des alliés pour devenir leader mondial

Par Fleur Olagnier, le 04 avril 2019

Toulouse White Biotechnology (TWB) prépare la création d'un institut de biotechnologie industrielle et biologie synthétique avec 15 pairs européens pour concurrencer les leaders mondiaux dans le domaine. L'unité mixte de service organise en parallèle son déménagement à l'Insa en 2020.

Production de farines nutritionnelles par fermentation, à partir de co-produits agricoles. De gauche à droite : Silas Villas-Boas (CEO et cofondateur Green Spot Technologies), Olivier Rolland (directeur exécutif TWB) et Nina Granucci (CSO et cofondatrice Green Spot Technologies).
Silas Villas-Boas (CEO de Green Spot Technologies), Olivier Rolland (directeur exécutif TWB) et Nina Granucci (CSO de Green Spot Technologies). La start-up qui a intégré TWB en 2018 produit des farines nutritionnelles par fermentation à partir de co-produits agricoles. — Photo : TWB

Toulouse White Biotechnology (TWB), unité mixte de service sous tutelle Inra/Insa/CNRS créée en 2012 (90 collaborateurs ; CA 2018 : 8 M€, dont 3,1 M€ de subventions publiques) s’allie avec 15 pairs européens dans le projet Ibisba. L’objectif est de créer un institut de biotechnologie industrielle et biologie synthétique, labellisé European strategy forum on research infrastructures - comme l’accélérateur de particules LHC.

Objectif : concurrencer les leaders mondiaux américains Amyris, Zymergen et Ginkgo Bioworks. « La réponse pour le label est prévue cette année, afin, dès 2022, d’aider un maximum de partenaires industriels à mettre au point des voies de production innovantes et durables, en capitalisant sur le vivant », souligne Olivier Rolland, directeur exécutif.

Un déménagement pour 6,5 M€

TWB prépare dans le même temps son déménagement à l’Insa. Grâce à 6,5 M€ d’investissement, dont 3,9 M€ du contrat de plan État-région et 2,6 M€ de l’université de Toulouse qui l’héberge aujourd’hui, la structure va doubler sa surface pour bénéficier de près de 3 500 m2 en 2020. Elle se trouvera sur un complexe biotech unique au monde de 15 000 m2 aux côtés du laboratoire LISBP et du CRITT Bio-Industries.

Cette opération va permettre à TWB d’héberger encore plus de start-up. En 2018, iMean et Green Spot Technologies ont rejoint Enobraq, Pili, BioC3 et Micropep Technologies. Dans le cadre du projet européen Superbio, l’unité a d’ailleurs accompagné, l’année dernière, six start-up internationales dans la construction de leur chaîne de valeur économique.

Trouver de nouvelles ressources

En 2019, Toulouse White Biotechnology vise plus de 5 M€ de CA, issus de contrats industriels, et environ 10 M€ de contrats signés. L’année dernière, la structure, qui avait enregistré 740 000 € de résultat net, souhaite rester dans le positif.

TWB veut également trouver de nouvelles sources de financement public pour la période 2020-2025, de l’ANR ou du PIA3 par exemple, puisque la première phase de financement 2012-2019 via le PIA expire en fin d’année. À noter que le consortium TWB compte aujourd’hui 50 membres, BioC3, Green Spot Technologies, iMean, Veg’Extra et m2p-labs étant arrivés en 2019. Enfin, Toulouse White Biotechnologies comptait, en 2018, 60 projets actifs, parmi lesquels 40 nouveaux et 65 % de contrats industriels pour 8,3 M€ (+40 %).

Production de farines nutritionnelles par fermentation, à partir de co-produits agricoles. De gauche à droite : Silas Villas-Boas (CEO et cofondateur Green Spot Technologies), Olivier Rolland (directeur exécutif TWB) et Nina Granucci (CSO et cofondatrice Green Spot Technologies).
Silas Villas-Boas (CEO de Green Spot Technologies), Olivier Rolland (directeur exécutif TWB) et Nina Granucci (CSO de Green Spot Technologies). La start-up qui a intégré TWB en 2018 produit des farines nutritionnelles par fermentation à partir de co-produits agricoles. — Photo : TWB