Haute-Garonne

Aéronautique

PrintSky va investir dans de nouveaux équipements de fabrication additive

Par Monique Castro, le 09 février 2018

Nicolas Corrégé est chargé des activités d’ingénierie chez PrintSky, une co-entreprise créée par Sogeclair et AddUp.  La fabrication additive est selon lui un atout clé de développement pour l'industrie aéronautique. 

Nicolas Corrégé, chargé des activités d’ingénierie chez PrintSky. — Photo : DR

En juin 2017, le groupe toulousain d’ingénierie Sogeclair (1400 salaries, 136,5 M€ de chiffre d’affaires consolidé en 2016) et AddUp, (créé en 2016 par le groupe Fives et Michelin) spécialisé dans l’impression 3D métallique, ont lancé PrintSky. Cette co-entreprise basée à Toulouse est spécialisée dans la fabrication additive pour l’industrie aéronautique, le spatial et la défense.

Une offre modulable pour les clients

Forte de son savoir-faire issu de l’aéronautique avec Sogeclair et de la fabrication additive avec Michelin, qui s’est lancé dans l’aventure dès 2000 en démontrant que l’impression 3D en série était possible, PrintSky développe une offre modulable pour ses clients. « La première étape, explique Nicolas Corrégé consiste à sélectionner des pièces et à réaliser une étude de marché. Ce n’est que si cette dernière s’avère concluante qu’on passe aux autres étapes » En effet, toutes les pièces ne nécessitent pas d’être produites en impression 3D, cette offre est complémentaire des technologies traditionnelles. La fabrication addictive permet, par exemple, de faire des formes qu’on ne pouvait pas réaliser. « Il devient possible d’imaginer des pièces qui s’inspirent de la nature et permettent du gain de masse, ajout-t-il. Ce qui est intéressant pour l’aéronautique. » Ou des éléments qui ont besoin de propriétés thermiques spécifiques, voire de regrouper plusieurs pièces en une seule ; ce qui existait par le passé mais coûtait très cher.

Nouveaux investissements en vue

Pour produire ces impressions, PrintSky va se doter courant 2018 de machines produisant la fusion par faisceaux d’électrons et d’autres machines utilisant le laser sur lit de poudre métallique développées par AddUp, très au point pour la répétabilité. Car, le problème majeur dans la technologie de l’impression 3D reste la répétabilité, surtout dans le métal. « Quand on imprime une pièce avec une machine A puis avec une machine B on n’obtient pas les mêmes résultats, reconnaît Nicolas Corrégé et dans l’aéronautique on ne peut pas se permettre un défaut de reproductibilité. »

Nicolas Corrégé, chargé des activités d’ingénierie chez PrintSky. — Photo : DR

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