Françoise Barutello : Réunir pour réussir

Par la rédaction, le 04 décembre 2009

Françoise Barutello croque l'économie à pleines dents. La vie de l'entreprise, c'est une réelle passion pour cette quadragénaire, présidente du club Réussir et dirigeante de 2A2F, qui prend des initiatives et relève des défis au gré de ses rencontres.

Valérie Ravinet

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Elle dirige l'entreprise 2A2F, préside le club d'affaires Réussir. Elle est aussi associée dans deux entreprises de la région, siège au conseil de développement de la communauté urbaine de Toulouse, assure la vice-présidence du conseil économique et social de Blagnac. Elle est membre du Réseau Emploi Durable et membre fondateur de la pépinière des seniors. Françoise Barutello est assurément une femme active, qui cumule les mandats. Elle sait pourtant prendre le temps d'aller au fond des sujets qu'elle aborde, avec un souci du détail qui force l'admiration de son entourage. «Françoise sait ce qu'elle veut et n'aime pas les échecs. Elle mène ses projets en profondeur, avec conviction et avec toute l'énergie nécessaire, mais toujours avec tact. Elle est remarquable et charmante», observe Daniel Durand, directeur de Dom Santé et vice-président du Club Réussir.

L'esprit d'entreprendre

Françoise Barutello grandit dans un village du Lot-et-Garonne, qu'elle quitte à 17 ans pour faire des études de droit. Elle commence son cursus à Bordeaux, mais la ville ne la séduit pas. Très rapidement, elle rejoint Toulouse. Elle y obtient une maîtrise de droit des affaires, qu'elle complète par une formation en gestion d'entreprise. En 1983, à 23ans, elle se lance dans l'aventure entrepreneuriale et crée un centre d'affaires, baptisé Satellite. Mais ce projet ne l'occupe pas à plein temps et l'ennui s'installe. Sous l'influence d'un de ses professeurs de droit européen- Guy Isaac- elle part au Portugal. «Si tu veux créer une entreprise, c'est au Portugal qu'il faut aller; c'est là que l'Europe investit, m'a indiqué ce professeur dont j'étais restée proche.» C'est ainsi que la jeune femme lance, à Braga en 1988, une entreprise de fabrication de pots d'échappement, qu'elle dirigera entre la France et le Portugal, jusqu'en 1995, date à laquelle elle revend les actifs à des industriels portugais. Entre-temps, elle a «rencontré» Blagnac et y a installé, en 1991, l'entreprise Gestion Service, spécialisée dans le conseil et le service aux entreprises. «J'ai eu un coup de foudre pour Blagnac, dont je ne connaissais rien, ni même l'importance de l'aéronautique», avoue-t-elle, amusée. En 1995, elle y fera une rencontre décisive, en la personne de Jean Monribot, «une véritable encyclopédie des entreprises de l'agglomération !». Jean Monribot, chargé des relations avec les entreprises à la mairie de Blagnac, lui lance alors le défi de créer un club d'affaires. «J'ai refusé. Je ne me sentais aucune légitimité dans ce domaine.» Pendant deux ans, Jean Monribot la relancera. Elle finira par relever le challenge. «J'ai finalement consenti à approcher cinq entreprises qui comptent dans la région. Si elles étaient partantes, j'acceptais de fonder le club.» Le hasard a voulu qu'elle rencontre, à Paris, Philippe Camus, futur co-président d'EADS, qui a accepté de devenir membre du club. Les autres visites se sont toutes conclues positivement et le club Réussir a été fondé en 1997. «Françoise est une personne dynamique et extrêmement entreprenante. Elle sait brosser un portrait juste du secteur économique et réagir avec efficacité aux informations qu'on lui transmet. C'est une interlocutrice proche. Nous n'avons pas besoin de parler beaucoup pour comprendre nos besoins respectifs», dit d'elle Jean Monribot.

2A2F, un projet inédit

Depuis 2008, Francoise Barutello s'est engagé dans un nouveau projet en créant l'entreprise 2A2F. «J'ai participé il y a quelques années à un jury d'école, sur des projets de création d'entreprise. L'un d'entre eux, basé sur la domotique, m'a fort intéressée. J'ai été séduite par l'idée de mettre à disposition des gens des procédés qui permettent le maintien à domicile.» Les étudiants n'ayant pas donné suite à leur projet, elle a entrepris d'en étudier la faisabilité. Elle s'est alors aperçue du manque de formation des personnels dédiés au maintien à domicile et du peu de contrôle exercé dans ce secteur. C'est sur cette base qu'elle axe son projet d'entreprise. Aujourd'hui, elle est en cours d'accréditation ministérielle pour développer l'activité. Elle envisage déjà l'ouverture de bureaux dans de nombreuses villes de France. «Le démarrage opérationnel de l'entreprise devrait avoir lieu sous trois à six mois.» On la quitte en étant certain que là encore, elle va réussir.

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