Toulouse

Développement

eMotion Tech : le pionnier des imprimantes 3D en kit déménage

Par Fleur Olagnier, le 29 novembre 2017

La société eMotion Tech, première de France à commercialiser des imprimantes 3D en kit à moins de 400 €, déménage dans de nouveaux locaux. Objectif: fluidifier la logistique et maintenir un taux de croissance annuel entre 10 et 30%.    

Photo : Alban Desbarax

Une imprimante 3D qui coûte plusieurs milliers d’euros ? Ça, c’était avant eMotion. Créée en 2012 par trois passionnés de « culture geek », l’entreprise toulousaine a lancé pour la première fois en France le concept de l’imprimante 3D en kit à moins de 400 €. Entre 2013 et 2017, eMotion a enregistré une croissance de 500%, et c’est pour maintenir une cadence de 10 à 30% de croissance annuelle que la société vient de s’installer dans de nouveaux locaux de 800 m2 aux Minimes.

« Avec ce déménagement, nous allons grandement fluidifier la logistique des 5000 unités que nous produisons chaque année et qui étaient autrefois stockées dans seulement une centaine de mètres carrés, détaille Franck Liguori, un des trois fondateurs d’eMotion. Nous allons également pouvoir installer une ligne d’assemblage et proposer à nos clients des imprimantes déjà montées par nos soins à un coût légèrement plus élevé ».    

Une ligne de production aux Minimes

Conçues dans la Ville rose, les imprimantes 3D en kit d’eMotion se composent majoritairement de pièces fabriquées par des industriels étrangers. L’entreprise propose sept modèles entre 300 et 650 €, dont un des best-sellers, la « micro delta rework », devrait la première sortir de la ligne de production flambant neuve (prix 600€ contre 490€ non assemblée).

Le marché d’eMotion est partagé entre particuliers (50%) et établissements scolaires (50%). Lycées professionnels et écoles d’ingénieurs utilisent en effet les imprimantes 3D pour les apprentissages de mécanique, d’électronique et de prototypage. En outre, certains clients de la société proviennent de grandes entités, comme Airbus, Continental, le CNRS ou le Cnes.

« Des ingénieurs de bureaux d’études achètent souvent nos machines car les plans des pièces et les sources logicielles sont en libre accès – open source, précise Franck Liguori. Ils peuvent ainsi modifier nos machines en fonction de leurs besoins, et les utiliser comme testeurs, pour démontrer un gain en temps ou en productivité, en amont de l’achat d’une machine professionnelle ».    

30% du chiffre d’affaires réalisé à Noël

Vendues sur leur site, chez Conrad, Amazon, Materiel.net et en boutiques spécialisées comme Ideokub, les imprimantes 3D en kit ont rapporté 1,5 M€ à eMotion sur l’exercice 2016-2017. Un résultat qui devrait passer à 1,8 M€ sur l’exercice 2017-2018. À noter que l’entreprise réalise 30% de son chiffre d’affaire pendant les fêtes, entre mi-novembre et fin janvier, avec une augmentation des ventes de 50 à 100% au plus fort de la période.

Grâce à l’embauche de trois développeurs fin 2017, la société conçoit un nouveau module de mise à jour : un modèle d’extrusion permettant de travailler deux matières et couleurs en même temps. Une option à destination des ingénieurs et des particuliers dégourdis en informatique disponible courant 2018. De plus, une quatrième embauche doit être entièrement consacrée aux ventes à l’international. Aujourd’hui, 90% des clients d’eMotion sont français (belges et suisses), et l’entreprise souhaite agrandir son réseau de distributeurs à l’Italie, à l’Allemagne et aux Pays-Bas.     

Photo : Alban Desbarax

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