Toulouse

Aménagement

Colibri multiplie par cinq ses ventes de peinture biosourcée

Par Fleur Olagnier, le 01 septembre 2020

Colibri commercialise depuis mi-2018 de la peinture biosourcée et assainissante, produit rare sur le marché et fruit d’un long travail de R & D. Grâce à son plan marketing et un « effet coronavirus », la société toulousaine a multiplié son activité par cinq depuis le mois de mars, vient d’ouvrir son premier magasin et travaille sur l’internalisation de sa production.

Les peintures Colibri absorbent les formaldéhydes et aldéhydes nocifs des meubles, colles et autres joints de carrelages.
Les peintures Colibri absorbent les formaldéhydes et aldéhydes nocifs des meubles, colles et autres joints de carrelages. — Photo : Colibri Peintures

Cosmétique, huiles essentielles, compléments alimentaires… Les ingrédients d’origine naturelle sont présents partout, même dans la peinture. Créé en 2018 à Toulouse, Colibri (9 salariés ; CA 2019 : 120 K€) commercialise en B to C une gamme de 194 peintures biosourcées. « À la naissance de notre troisième enfant, ma femme et moi avons cherché à peindre la chambre du bébé sans produits nocifs, ce qui s’est avéré impossible, raconte Cédric Laurent, fondateur et président. Déjà spécialisé dans la rénovation d’habitat, j’ai décidé de pallier ce manque en créant ma propre entreprise ».

Depuis juin 2018, Colibri commercialise des peintures qui ont nécessité plusieurs mois de développement avec des laboratoires de formulation et un agrochimiste. « Nos peintures biosourcées entre 95 % et 98 % sont quasiment uniques sur le marché, puisqu’elles sont fabriquées à partir de résines issues de matériaux renouvelables - plantes, huile de pain, algue rouge… - et de matière minérale pour les pigments. Nous avons relevé le défi d’obtenir une peinture qualitative sur le séchage, l’opacité et le rendement, du niveau d’une gamme acrylique premium », appuie Cédric Laurent.

Jusqu’à 4 000 litres vendus par mois

Aujourd’hui, les principaux concurrents de Colibri sont deux grands groupes pétrochimiques internationaux qui ont lancé des gammes de peintures plus propres. Un segment très minoritaire sur le marché, et sur lequel Colibri s’empresse d’attirer les premiers clients. L’entreprise, qui commercialise d’abord sur son site web, a beaucoup travaillé sur les aspects marketing. Et l’essai est déjà en partie transformé pour l’année 2020.

Entre le temps disponible, généré par le confinement, pour bricoler, et le recentrage vers des valeurs plus locales et écologiques, l’engouement pour une peinture propre a été vif. Colibri a vu son activité multipliée par dix pendant le confinement et encore par cinq aujourd’hui, soit 3 000 à 4 000 litres de peinture vendus par mois. L’entreprise vise ainsi un chiffre d’affaires de plus de 500 000 euros cette année.

Assainissement de l’air intérieur

Cédric Laurent, fondateur et président de Colibri Peintures.
Cédric Laurent, fondateur et président de Colibri Peintures. - Photo : Colibri Peintures

À noter qu’en 2019, la société toulousaine a reçu un prix pour son implication environnementale. En effet, sa peinture, en plus de ne pas dégager de volatils toxiques, améliore la qualité de l’air intérieur et assainit en absorbant notamment les formaldéhydes et aldéhydes des meubles, colles et carrelages. La promesse de la dépollution d’une pièce à 100 % en 48 h, et pour environ huit ans, a garanti déjà plus de 18 000 abonnés à Colibri sur les réseaux sociaux et un chiffre d’affaires multiplié par six rien qu’au mois d’août.

En outre, Colibri a ouvert début juillet sa première boutique physique à l’Union près de Toulouse. Pour l’instant, la société sous-traite la production de ses peintures sans conservateurs à un industriel français, mais envisage d’internaliser la fabrication d’ici 24 à 36 mois. « Nous travaillons sur des process industriels innovants pour, à terme, réaliser toute la R & D en interne. Pour cela, nous planifions une levée de fonds de deux millions d’euros début 2021 », précise Cédric Laurent. Auparavant, Colibri avait levé 660 000 € auprès d’investisseurs privés.

Pour finir, la société toulousaine a lancé sa plateforme de ventes en Suisse et en Belgique. L’Italie et l’Allemagne devraient suivre d’ici la fin de l’année.

Les peintures Colibri absorbent les formaldéhydes et aldéhydes nocifs des meubles, colles et autres joints de carrelages.
Les peintures Colibri absorbent les formaldéhydes et aldéhydes nocifs des meubles, colles et autres joints de carrelages. — Photo : Colibri Peintures

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