Toulouse

Spatial

Act In Space : la version 2018 présentée par le coordinateur Didier Lapierre

Par Fleur Olagnier, le 07 mars 2018

Didier Lapierre, responsable de la valorisation et du transfert de technologies au Cnes de Toulouse, coordonne le hackathon Act In Space depuis sa création en 2014. Il partage avec nous l'histoire et les futurs enjeux de l'événement qui promeut l'utilisation des technologies spatiales dans d'autres domaines.

La start-up Upalgo fondée suite à la 2e édition d’Act In Space est hébergée depuis mars 2017 à l’incubateur de l’Agence spatiale européenne (Esa BIC Sud France).
La start-up Upalgo fondée suite à la 2e édition d’Act In Space est hébergée depuis mars 2017 à l’incubateur de l’Agence spatiale européenne (Esa BIC Sud France). — Photo : Cnes/Emmanuel Grimault

Quel est le principe de l’événement Act In Space ?

Didier Lapierre : Tout commence avec l’Esa Business Incubation Center (Esa BIC) Sud France, l’incubateur de l’agence spatiale européenne. Il existe 16 structures de ce type en Europe, dont une en France à Toulouse créée en 2013. Sa mission est d’accueillir les start-up qui utilisent des technologies issues du spatial et les appliquent à un autre domaine. Mais ces jeunes pousses sont difficiles à trouver. Alors, avec les neuf membres d’Esa BIC Sud France (Aerospace Valley mandataire, cluster SAFE, Cnes, incubateurs Theogone et Midi-Pyrénées, et quatre incubateurs à Bordeaux, Bidard, Montpellier et en région PACA), nous avons lancé en 2014 dans la Ville rose la première édition du hackathon Act In Space. L’objectif est de permettre à environ deux tiers d’étudiants et un tiers de demandeurs d’emploi et passionnés du spatial de plancher pendant 24 à 48h sur des défis liés à des technologies brevetées du Cnes. Ils doivent élaborer par équipe un produit, un service, une appli à partir de ces technologies. Pendant tout le weekend, le but est de développer l’esprit entrepreneurial des participants et de montrer aux jeunes ainsi qu’aux personnes motivées et créatives qu’on peut créer son entreprise à partir de technologies spatiales.

Le succès du hackathon a-t-il été immédiat ?

D. L. : Pour la première édition de cet événement bisannuel, cinq villes ont participé, ce qui représentait 200 candidats répartis en 42 équipes. De là, 4 start-up ont été lancées ! Pour l’édition 2016, on était à 11 villes françaises, 13 en Europe, au Maroc, au Brésil, en Turquie, soit plus de 1000 candidats divisés en 208 groupes. Quinze start-up devraient être lancées dans les prochains mois et trois ont déjà été créées. À ce jour, deux jeunes pousses, respectivement issues des éditions 2014 et 2016 d’Act In Space, ont intégré l’incubateur Esa BIC Sud France. C’était en mars 2017. L’équipe d’O’Sol s’est formée il y a quatre ans et développe depuis des générateurs solaires capables de se déplier et de se replier de manière autonome, en suivant la course du soleil. C’est le mécanisme de déploiement qui est issu de la technologie des satellites. De leur côté, les fondateurs d’Upalgo travaillent depuis la création de leur entreprise début 2017 sur une technologie permettant la détection automatique de pannes. Pour moi, le succès du programme est sans appel.

Quoi de neuf pour l’édition 2018 ?

D. L. : Cette année, Act In Space prend vraiment une dimension mondiale. On attend plus de 2000 participants issus de 40 pays différents pour le weekend du 25 et 26 mai. La Nasa, la Jaxa et les agences spatiales canadienne et indienne ont aussi été séduites par le concept. Ainsi, le hackathon aura lieu en simultané dans environ 50 villes et la finale internationale se tiendra le 27 juin à Toulouse. Enfin, bien que l’événement soit en grande partie délocalisé, la Ville rose accueille un centre de support où des experts sont à disposition de tous les concurrents par téléphone pendant toute la durée du hackathon.

La start-up Upalgo fondée suite à la 2e édition d’Act In Space est hébergée depuis mars 2017 à l’incubateur de l’Agence spatiale européenne (Esa BIC Sud France).
La start-up Upalgo fondée suite à la 2e édition d’Act In Space est hébergée depuis mars 2017 à l’incubateur de l’Agence spatiale européenne (Esa BIC Sud France). — Photo : Cnes/Emmanuel Grimault

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