Aix-en-Provence

Technologies

Techno Bam lève un million d’euros pour toucher le grand public

Par la rédaction, le 02 juin 2017

La société Techno Bam vient de lever un million d'euros. Une somme qu'elle entend utiliser pour recruter et élargir sa communication auprès du grand public. Détails.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Un million d'euros. 500.000 euros auprès d'une entreprise et d'un fonds d'investissements que Pierre Bellagambi, le dirigeant de Techno Bam, ne souhaite pas citer, et autant auprès de BPI France. Une levée de fonds bouclée à la fin mars 2017, après une année de travail. « La somme récoltée va nous permettre d'une part de recruter de nouveaux salariés afin de faire face à la croissance de l'activité et, d'autre part, de financer notre communication auprès du grand public afin de poursuivre notre développement sur le marché français. Nous nous étions jusque-là toujours autofinancés, mais nous avons maintenant besoin de fonds pour aller plus vite », explique le dirigeant de cette entreprise, qu'il a créée en 2014 avec son associé, Simon Lillamand. Techno Bam a conçu une borne anti moustiques (BAM), qui permet de lutter contre les moustiques, sans utiliser de produits chimiques (qui déciment l'ensemble des insectes et bouleverse notamment la chaîne alimentaire des oiseaux) et en ciblant parfaitement la femelle moustique qui, elle seule, pique. « Elle repère parfaitement les proies à sang chaud car elles respirent et rejettent donc du CO2, ainsi que d'autres particules, comme de l'acide lactique, dont le moustique détecte les quantités. Nous avons mis au point une machine qui simule la respiration humaine », explique Pierre Bellagambi. La borne émet notamment du CO2 selon une cadence précise. Le moustique s'approche donc et il entre dans une zone d'aspiration. Il se retrouve piégé par la machine, incapable d'y échapper.

Baisse de 88 % de la nuisance

« Nous utilisons du gaz CO2 recyclé, issu de la fermentation de céréales. Nous avons travaillé sur notre projet avec le centre de recherche de La Tour du Valat et avec le parc naturel de Camargue. La Région a testé les bornes à grande échelle. Seize appareils ont ainsi été mis en place au Sambuc en Camargue et il a été constaté une baisse de 88 % de la nuisance dans la ville, avec 99.3 % de sélectivité ». Techno Bam vise trois types de clientèle. D'une part les collectivités, qui peuvent acheter des bornes pour traiter une commune ou pour des établissements, comme la mairie de Marseille l'a fait pour ses crèches. D'autre part, les particuliers qui peuvent acheter les bornes directement sur le site de l'entreprise. Enfin, les professionnels de la 3D (dératisation, désinfection, désinsecticidation), qui achètent les appareils pour proposer des services plus pointus à leurs clients. Actuellement, la clientèle grand public représente 60 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. « Nous faisons beaucoup d'export. Nous avons ainsi créé la marque Qista, plus facile à prononcer à l'international, et nous venons par exemple de remporter un marché de trente appareils pour la ville de Saint-André de Kamouraska, au Canada. Nous visons maintenant l'Italie et l'Espagne. Nous cherchons des revendeurs, spécialiste de la 3D ». L'entreprise, par ailleurs labellisée French Tech, vise un chiffre d'affaires d'1,27 millions d’euros pour 2017 et souhaite poursuivre son développement sur le marché du grand public. « Nous pouvons aller dans les jardins des particuliers pour conseiller à l'installation des bornes. Nous ne voulons pas juste vendre un produit, mais apporter un service ». Les bornes sont vendues au prix de 990 euros. À ce prix s'ajoute celui des consommables, soit environ 70 euros par mois.

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