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Sophia Antipolis : Teach on Mars, l'atout "Mobile Learning" des entreprises

Par Gaëlle Cloarec, le 11 mai 2015

Après avoir fait ses armes sur le marché grand public, la start-up sophipolitaine spécialisée dans les applications mobiles de formation s'attaque au corporate.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Imposer le mobile comme vecteur d'apprentissage, c'est le pari relevé par la société sophipolitaine Teach on Mars. Pari en passe d'être réussi. Fondée en 2012 et spécialisée dans l'édition d'applications mobiles de formation, la start-up a déjà opéré une percée remarquée sur le marché grand public. Une douzaine d'applications a ainsi été lancée, en partenariat avec de grands groupes de presse, dont les plus récentes sont Méditer avec Christophe André réalisée avec Psychologie Magazine et Balisage maritime conçue avec Voiles et Voiliers. « Toutes ont été classées dans le Top 10 des meilleures ventes de leur catégorie et totalisent plus de 30 000 utilisateurs », assure Vincent Desnot, fondateur de Teach on Mars, qui entend désormais s'inviter sur le marché de la formation professionnelle.

Clarins, Philips et les autres

L'offre, intitulée Mobile Learning, a été présentée fin mars à Paris, lors du salon Solutions Ressources Humaines. Avec comme premières références de grands comptes prestigieux, comme Clarins, Philips ou encore Saint-Gobain. « Elle s'insère dans les dispositifs de formation des entreprises, en venant les compléter aussi bien en amont qu'en aval du présentiel », explique Vincent Desnot. Soit, un concentré de connaissances délivré sur le long cours sous forme de fiches explicatives et d'exercices d'ancrage ludiques, combinés, pour certains clients comme la Générale du Téléphone, marque du groupe Orange, à un outil de support à la performance. Le tout disponible à tout moment sur le mobile ou la tablette du collaborateur.

Utilisée pour former au lancement d'un nouveau produit (Clarins) ou aux bonnes pratiques en matière de sécurité (Saint-Gobain), elle peut également servir de support à une opération de communication, à l'instar de l'appli dédiée à la santé et au bien-être développée avec Philips, afin d'éclairer le grand public sur le savoir-faire de la marque sur le créneau de la luminothérapie. Bref, le champ des possibles s'avère large, autant que les perspectives de chiffre d'affaires. Les facturations générées par l'activité corporate, jusqu'alors en phase de test, ont d'ores et déjà dépassé celles réalisées par les applis grand public. Si bien que Teach on Mars espère flirter avec le million d'euros de chiffre d'affaires dès la fin de l'exercice en cours.

Occuper le terrain

Reste que la start-up, pionnière sur le segment du m-learning, voit peu à peu la concurrence s'intensifier. « Il s'agit donc, pour sécuriser notre business, de prendre de la vitesse, afin de se renforcer à l'international et ainsi occuper au plus vite le marché. » Aussi la jeune pousse travaille-t-elle à la constitution d'un réseau de partenaires composé d'organismes de formation et de sociétés e-learning. « Notre produit est simple, parfaitement adapté à la vente indirecte », analyse le dirigeant. Vincent Desnot n'exclut pas de s'engager dans une seconde levée de fonds, après celle finalisée fin 2013 « auprès d'entrepreneurs expérimentés », pour un montant de 300 000 €.

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