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Événement Racer, Pascal Coste, Parlym : trois pépites récompensées par le Prix Image Entreprise Méditerranée

Par Didier Gazanhes, le 06 février 2020

C’est au cinéma Pathé-Europacorp de la Joliette à Marseille que s’est déroulée le 4 février la neuvième édition du Prix Image Entreprise Méditerranée, organisé par LCL, Le Journal des Entreprises, le cabinet d’avocats Jaberson, le cabinet conseil Grant Thornton et le leader de l’assurance-crédit Euler Hermès Paca. La cérémonie a récompensé trois entreprises du territoire pour leur réussite, leur performance et leur développement, mais également pour l’engagement de leur dirigeant.

Les lauréats 2020 entourés des partenaires du Prix Image Entreprises Méditerranée.
Les lauréats du Prix Image Entreprise Méditerranée 2020 entourés des partenaires de l'événement. — Photo : ©CRISCUOLO

Le salonais Racer élargit ses activités

Né en 1927 à Vendôme (Loir-et-Cher), le gantier Racer a été racheté en 1998 par le groupe Upperside et s’est ainsi installé à Salon-de-Provence. Depuis son origine, Racer fabrique des gants pour la montagne, le ski, la moto, le vélo ou encore plus récemment pour l’équitation. « Nous sommes positionnés sur l’ensemble de la protection : les gants, mais également pour les coudes, les épaules, le dos, les genoux », précise Florent Katchikian, président de Racer, qui a repris la direction de l’entreprise en 2014. « Nous disposons d’un important savoir-faire textile et une bonne connaissance des matériaux à absorption de chocs ».

Si le ski demeure l’ADN de la PME de 25 salariés (elle a remporté de nombreux titres prestigieux avec des skieurs comme Jean-Claude Killy ou les sœurs Goitschel), elle s’est ensuite tournée vers la moto qui représente aujourd’hui 40 % de ses 7,4 M€ de chiffre d’affaires. La loi qui a rendu le gant obligatoire pour la moto en 2016 a contribué à booster les ventes. « Les grèves, les bouchons ont développé d’autres formes de mobilité. Nous devons protéger tous les nouveaux usages ». Ainsi Racer ne cesse de diversifier ses activités et ses débouchés. L’entreprise a travaillé avec l’Armée pour réaliser les gants des pilotes aériens de la Patrouille de France, dont les premiers modèles ont été livrés en 2019. Dans le monde de l’industrie, la PME planche sur des solutions afin de réduire les TMS (troubles musculosquelettiques). Des gants chauffants ont également été élaborés et présentés au CES de Las Vegas en 2018.

« Nous sommes en train de travailler avec la société varoise UFO, basée à Signes, afin de fabriquer une gamme de casques destinés à la moto, au ski, au vélo et à l’équitation. Les premiers produits devraient voir le jour au second semestre 2020 », souligne le dirigeant.

Racer, qui réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’export, distribue ses produits via les magasins de sport et directement en ligne, via son propre site internet et les opérateurs spécialisés dans les secteurs que l’entreprise couvre.

Pascal Coste étend son nom partout en France

Blanc sur noir, son nom s’affiche sur quelque 210 salons en France et depuis peu en Suisse. La moitié en franchises, l'autre en succursales. Née en 1997 à Nice où elle a conservé son siège social, l’enseigne de coiffure Pascal Coste emploie aujourd'hui 1 600 salariés pour un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros consolidés. « L’objectif est d’atteindre en France, un minimum de 600 salons dans les 3 à 5 ans, explique le dirigeant fondateur. Plus nous grossissons, plus nous allons vite. Les premières années, j’ouvrais un salon par an, contre une vingtaine aujourd’hui. Le tout en essayant de toujours conserver un équilibre et un ratio très important de succursales. Cela donne une puissance financière au groupe et permet de mieux maîtriser le sujet. »

Le succès de la marque, Pascal Coste le doit à une innovation constante. D’abord dans le concept des salons, implantés principalement au sein de centres commerciaux et de galeries marchandes de super ou hypermarchés, ouverts, sans portes à pousser, dans lesquels la cliente se fait coiffer pour un tarif modéré « sous des projecteurs afin de se sentir comme une star ». L’autre innovation qui marquera un vrai tournant dans le développement du groupe se fait en 2008 avec le lancement du site de vente en ligne. « Il y a deux ans, nous avons créé des “beauty bornes “pour ramener le monde de l’internet dans nos salons de coiffure et mettre directement à disposition de nos clientes les 10 000 références de notre site. Nous évoluons ainsi, en permanence. »

Parlym mise sur l’international

L’entreprise Parlym (CA : 94 M€) a officiellement vu le jour en 1990, née de la réunion de trois entreprises dans le domaine de l’ingénierie industrielle, créées en France entre 1971 et 1989, par trois amis qui se sont rencontrés en Afrique. « Les entreprises étaient basées à Paris, Lyon et Marseille, d’où le nom Parlym », rappelle Johann Charrier, PDG de la société, qui est entré dans le groupe en 1999 en tant que coopérant, en Côte-d’Ivoire.

C’est en 2003 que Johann Charrier devient à son tour actionnaire de Parlym. En 2011, il réalise avec Olivier Tahon un LBO ; ils détiennent finalement 85 % du capital, le reste étant dans les mains d’autres salariés de l’entreprise. « Nous ne sommes pas une entreprise familiale, mais 'amicale', sourit le dirigeant. Depuis octobre 2019 nous sommes labellisés "Happy at work" et nous avons fixé en interne le concept du Happy to work. Il faut que chaque collaborateur ait envie tous les matins de venir travailler dans notre entreprise et donc créer des conditions de travail agréables », précise le PDG.

Sur les près de 700 salariés que compte le groupe, 200 travaillent au siège à Marseille. Au total, Parlym compte une vingtaine de filiales, en France, en Afrique (Sénégal, Cote d’Ivoire, Cameroun, Madagascar) et en Asie (Corée du Sud, Bengladesh). « Depuis 2014, nous avons connu une importante croissance sur les marchés nationaux et nous réalisons 60 % de notre chiffre d’affaires en France et 40 % sur les marchés internationaux. Nous avons notamment développé notre activité dans le nucléaire. Nous réalisons 50 % de notre activité nationale dans ce secteur ».

Le groupe intervient dans les domaines de l’énergie, de la chimie et de la pharmacie et envisage deux axes importants de développement pour les années à venir. Tout d’abord l’offre d’assistance technique à l’international, via l’intégration d’une entreprise rachetée à Pau en 2019. Par ailleurs, Parlym envisage d’accroître son activité d’achat/revente de matériel industriel, suite à l’intégration en 2018, d’un fabricant de robinetterie. « Cette activité représente 20 à 25 M€ et nous souhaitons doubler ces résultats d’ici à 2023 », confie Johann Charrier.

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