Sophia Antipolis

Technologies

Nicecactus connecte les entreprises aux joueurs de jeux vidéo

Par Olivia Oreggia, le 16 décembre 2021

Avec 1,5 million d’utilisateurs inscrits sur sa plateforme et 2 000 tournois mensuels organisés, Nicecactus est devenu un acteur qui compte dans l’univers du jeu vidéo et du gaming. Mais l’entreprise basée à Sophia Antipolis va plus loin en proposant une offre nouvelle aux entreprises et annonceurs pour capter ces communautés de gamers, des jeunes le plus souvent hermétiques aux publicités et médias classiques.

Mike Hessabi a cofondé NiceCactus en 2017, avec Alexandre Amoukteh.
Mike Hessabi a cofondé NiceCactus en 2017, avec Alexandre Amoukteh. — Photo : DR

Née Esport Management en 2017 à Sophia Antipolis, Nicecactus (à prononcer "Naïce" à l’américaine) compte aujourd’hui une soixantaine de salariés. L’entreprise de technologie a développé une plateforme adressant tout à la fois les gamers (joueurs de jeux vidéo) et les entreprises et marques souhaitant se connecter à ces jeunes, le plus souvent issus de la génération Z, la première vraie "digital native", née et biberonnée au numérique.

À ces gamers, Nicecactus propose des modules d’entraînement, de suivi, de mesure et de promotion de leurs performances, d’identification de leurs points d’amélioration. Une fois qu’ils ont atteint un certain niveau, ils participent alors à des compétitions dont l’entreprise est souvent l’organisatrice. "Nous proposons tous les services pour devenir champion", explique Mike Hessabi, cofondateur. À l’image donc de quelqu’un qui s’inscrirait dans un club de sport classique.
De Call of Duty, à Fifa en passant par le très populaire Fortnite, la plateforme regroupe 35 jeux à ce jour et "tous les jeux à terme" ainsi qu’1,5 million d’utilisateurs et organise 2 000 tournois par mois.

2,7 milliards de joueurs dans le monde

À l’échelle de la planète, le marché des jeux vidéo compte, selon une étude d’Accenture, 2,7 milliards de joueurs en 2021, générant plus de 300 milliards de dollars (valeur directe et indirecte). Le jeu devient donc sérieux. Loin de n’être qu’une affaire de nerds, elle est désormais une cible immanquable pour les entreprises et autres annonceurs. Mais comment atteindre ces amateurs ou accros d’écrans et manettes qui ne lisent pas ni ne regardent la télévision ? C’est alors que Nicecactus propose son offre B to B qui représente aujourd’hui 85 % de son activité. "Nous proposons aux entreprises d’entrer en contact avec ces générations de digital natives de manière authentique", reprend Mike Hessabi. "Ces jeunes ne font pas la différence entre virtuel et réel. Ils n’accordent pas leur attention plus de dix secondes, tout doit donc bouger vite. Ils ne consomment pas les médias classiques. La publicité classique coûte cher mais en plus elle ne les intéresse pas. Les entreprises doivent s’adapter. Nous leur offrons ainsi une offre disruptive en créant une league et des tournois sur mesure aux couleurs de la marque. Pendant ces tournois, on mobilise des communautés du monde entier. On diffuse ces tournois, on les commente, et on fait la promotion de notre partenaire en diffusant des messages de manière ciblée, intégrée. Le joueur reste en moyenne sept heures avec nous."

Nicecactus a ainsi travaillé avec Pepsi, Cdiscount, Airbus, Vodaphone ou Danone, mais aussi avec le Crédit Agricole ou l’Institut Pasteur. "Nous leur permettons aussi de rajeunir leur marque, de travailler leur marque employeur, d’aller là où les entreprises ont du mal à trouver leur public." Nicecactus est présent en Europe bien sûr, mais aussi en Asie, en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, depuis peu en Afrique. Elle souhaite encore renforcer son offre B to B et son développement à l’international. L’entreprise ne communique pas son chiffre d’affaires mais dit l’avoir multiplié par quatre en 2021 et compte bien encore le multiplier par 2,5 d’ici la fin 2022.

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