Alpes-Maritimes

Numérique

My Keeper sécurise toujours plus d'écoles et d'entreprises

Par Olivia Oreggia, le 04 janvier 2022

Avec son boîtier d’alerte, My Keeper protège les écoles de 400 communes en France et se déploie peu à peu auprès des entreprises et des travailleurs isolés. Depuis sa création en 2016, la start-up azuréenne double son chiffre d’affaires chaque année.

L’équipe de My Keeper compte une vingtaine de collaborateurs.
L’équipe de My Keeper compte une vingtaine de collaborateurs. — Photo : DR

De Saint-Vallier, près de Grasse, à Cogolin, dans le Var, en passant par Lille, Créteil ou Chambéry, My Keeper protège les écoles et les crèches de 400 communes en France avec sa balise. Fondée en 2016, la start-up de 20 salariés basée à Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes), a développé la première solution numérique d’automatisation des alertes PPMS, ce Plan Particulier de Mise en Sûreté, obligatoire dans les établissements scolaires en cas de risques majeurs naturels ou industriels, ainsi que de menaces d’attentat ou d’intrusion.

6 000 personnes bénéficient de la solution SecurEcole

"Les trois cofondateurs, Nicolas Demarchez, son frère Jérémie et leur mère Evelyne voulaient créer une solution pour protéger leur petite cousine", raconte Ornella Trouchon, directrice marketing et responsable du développement des nouveaux marchés de My Keeper. "Lancée sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, la solution a été repérée par le maire de la commune voisine du Bar-sur-Loup qui nous a demandé de la développer pour ses écoles. Nous avons alors constaté qu’il y avait une obligation de sécurisation des établissements scolaires mais pas de solutions adaptées pour y répondre, à part des systèmes filaires. Or, en cas de terrorisme, il ne faut pas quitter la classe, pas sortir pour aller appuyer sur un bouton." C’est ainsi que la start-up a développé sa solution, "main dans la main" avec la mairie du Bar-sur-Loup, enseignants, forces de l’ordre, et opérateurs de téléassistance qui transmettent à la police les informations recueillies via la balise (géolocalisation, bruits…).

La balise Athena, conçue et développée par My Keeper équipe 6 000 personnels dans les écoles et un millier de travailleurs isolés.
La balise Athena, conçue et développée par My Keeper équipe 6 000 personnels dans les écoles et un millier de travailleurs isolés. - Photo : DR

Équipée d’une carte SIM, SecurEcole fonctionne sans limite de distances. Aucuns travaux ne sont nécessaires et son utilisation se veut des plus simples. Quant à son efficacité, My Keeper assure qu’elle prévient quasi 100 % des risques visés. "Nous équipons la ville de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique où nous avons réalisé un exercice grandeur nature impliquant une dizaine de communes alentour. Avec le port, le risque Seveso y est important. Avec notre système, toutes les écoles ont été prévenues et sécurisées en moins de dix minutes. Il a fallu plus de quarante minutes aux autres communes, pour prévenir les établissements en les appelant un par un." 6 000 personnes sont à ce jour équipées de securEcole.

Des Caf aux hôtels et bientôt aux hôpitaux

La solution adresse aussi, depuis 2018, les travailleurs isolés, via leur smartphone (le bouton de verrouillage du téléphone permet de donner l’alerte). Un millier d’entre eux est équipé de SecurEsprit. Car au-delà des risques d’accident, comme dans les écoles face à des parents menaçants, c’est l’agressivité des individus qui fait naître toujours plus de nouveaux besoins dans les entreprises, magasins, Caisses d’Allocations Familiales, administrations… Les centres médicaux ou hospitaliers ainsi que les hôtels peuvent aussi être de nouveaux marchés. Un palace des Champs Élysées a ainsi fait appel aux services de My Keeper après les violences commises par des Gilets jaunes en 2019.
Depuis sa création, My Keeper a, chaque année, doublé son chiffre d’affaires et continue sur ce rythme, avec 2,4 millions d’euros en 2021. Elle vise deux fois plus en 2022. L’entreprise travaille à la nouvelle version de son logiciel qui devrait voir le jour l’an prochain après deux ans de R & D. Elle devra encore étoffer son équipe et trouver de nouveaux locaux bien plus grands que ceux qu’elles occupent actuellement au sein de la pépinière Starteo.

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