Marseille

Infrastructure

Les professionnels du port de Marseille-Fos demandent des investissements dans les infrastructures

Par Nathalie Bureau du Colombier, le 07 janvier 2021

L’Union Maritime et Fluviale (UMF) de Marseille-Fos, qui regroupe les professionnels de la communauté portuaire de Marseille-Fos, s’inquiète de l’inadéquation des installations portuaires des bassins Est de l'infrastructure avec la taille des nouveaux navires, notamment rouliers.

Le trafic roulier est une clé du développement en Méditerranée, notamment avec la Turquie et le Maghreb.
Le trafic roulier est une clé du développement en Méditerranée, notamment avec la Turquie et le Maghreb. — Photo : D.Gz.

Si les bassins de Fos répondent aux enjeux de gigantisme des porte-conteneurs, les infrastructures du port de Marseille ne sont plus adaptées aux nouvelles exigences des navires rouliers, dépassant notamment les 240 mètres de long. Une inquiétude exprimée le 7 janvier par les associations professionnelles maritimes adhérentes de l’Union Maritime et Fluviale (UMF) de Marseille-Fos.

Ainsi, l’UMF souhaite que le projet stratégique du Grand port maritime de Marseille (GPMM) 2020-2024, axé sur le développement durable, acte des décisions d’investissement notamment dans les infrastructures pour faciliter l’évitage des navires dans les bassins Est. En ligne de mire, l'élargissement du pont Pinède et de la passe Sud.

Des investissements jugés indispensables

« Si le port n’investit pas entre 80 et 100 millions d'euros, qu’au moins nous soyons entendus sur le réaménagement des quais ! Le trafic roulier est une clé du développement en Méditerranée, notamment avec la Turquie et le Maghreb. C’est une grande frustration de voir passer des rouliers de 240 mètres et de ne pas être capable de les accueillir », souligne le président du Conseil de Développement portuaire et pilote, Jean-François Suhas.

Autre point noir, la lenteur des procédures administratives relatives au contournement autoroutier d’Arles. Dans la meilleure des hypothèses, le projet verra le jour en… 2030. À cette date-là, le trafic de conteneurs transitant par la route devrait faire un bond de 19 % et atteindre 1,46 million de conteneurs. « Nous attendons cette route depuis 40 ans, les travailleurs portuaires ont besoin de cette liaison », clame le président du syndicat des transitaires de Marseille-Fos, Stéphane Salvetat.

L’UMF qui fédère 450 entreprises et emploie 25 000 personnes, souhaite avoir une part plus active dans les décisions prises par le port de Marseille-Fos en siégeant au conseil de surveillance du port. Un conseil endeuillé par la disparition de son président Jean-Marc Forneri, remplacé par Élisabeth Ayrault, présidente de la Compagnie Nationale du Rhône.

Le trafic roulier est une clé du développement en Méditerranée, notamment avec la Turquie et le Maghreb.
Le trafic roulier est une clé du développement en Méditerranée, notamment avec la Turquie et le Maghreb. — Photo : D.Gz.

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