Alpes-Maritimes

Industrie

Les industriels azuréens de l'UIMM veulent peser dans la relance française

Par Olivia Orregia, le 05 novembre 2021

Lors de la réunion annuelle de ses membres à Nice, l’UIMM Côte d’Azur a rappelé l’importance de l’industrie dans le paysage azuréen. Un secteur d’autant plus important à l’heure de la relance économique mais qui devra réussir sa transition 4.0.

Daniel Sfecci, président de l’UIMM Côte d’Azur.
Daniel Sfecci, président de l’UIMM Côte d’Azur. — Photo : Olivia Oreggia

25 % du PIB, c’est ce que pèse l’industrie dans les Alpes-Maritimes. Un poids, quoique peu visible sur ce territoire touristique, mais qui compte bien s’alourdir encore dans cette ère post-Covid où l’industrie est devenue le symbole d’un renouveau économique espéré et d’un retour rêvé à la souveraineté nationale. "Nous incarnons le faire et le soutien à ce faire", souligne Daniel Sfecci, président de l’UIMM Côte d’Azur, en fin de mandat après six ans à la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (qui regroupe 200 entreprises représentant plus de 10 000 salariés). "Nous avons juste oublié pendant des années que ce monde industriel territorial des Alpes-Maritimes avait sa place légitime dans l’économie mais aussi dans le maintien des compétences, dans l’excellence de nos savoir-faire. Aujourd’hui, nous ne sommes pas seulement les métallos de l’époque. Chez nous, on parle d’aérospatial, de véhicule autonome, d’éclairage, de mécatronique… Nous avons un savoir-faire très éclectique, très discret. On fait, on crée, on innove, nous sommes ceux est ceux sur qui on attend la reprise économique. On nous demande d’imaginer un demain qui sera de nouveau en phase à la fois avec l’homme et la nature. Qui mieux que nous est positionné pour y répondre ?"

L’industrie 4.0, une nouvelle opportunité à saisir

Mais pour que le secteur reprenne toute sa place, il doit réussir sa mutation vers le 4.0, cette quatrième révolution industrielle vers une filière plus connectée, plus technologique, plus propre, plus innovante. Une gageure pour de nombreux dirigeants de PMI qui doivent déjà faire face à de nombreux obstacles : difficultés de recrutement, d’approvisionnements, la flambée du prix des matières premières, du coût des énergies…

Soirée des Industriels engagés de l'UIMM Côte d'Azur au Château de Crémat, à Nice.
Soirée des Industriels engagés de l'UIMM Côte d'Azur au Château de Crémat, à Nice. - Photo : Olivia Oreggia

"On demande aujourd’hui aux dirigeants d’être engagés, responsables, d’assurer une mission sociétale, écologique, d’être aussi des dirigeants 4.0, cela fait beaucoup sur leurs épaules", souligne Christine Pietri, qui anime le Parcours du dirigeant 4.0, dispositif de formation et d'accompagnement porté par l’UIMM. "Mais comme la crise liée au Covid, le 4.0 est une opportunité qui va générer de nombreuses mutations. Les équipes ne seront plus les mêmes, et les dirigeants doivent être en anticipation de cette évolution et accompagner leur entreprise. Ce parcours, c’est beaucoup de questions, d’anticipations, mais tout se passe en intelligence collective, chacun peut repartir avec un chemin tracé spécifiquement pour son entreprise. On entre alors dans une forme d’introspection managériale."
Rachel Paire d’Europliage (tôlerie industrielle), Marie-Aude Meyer-Warnord et Blandine Berrettoni de Record France (fabricant d’amortisseurs), Jeanne Lions de Tournaire (emballages industriels), Machiko Wakai de IMRA Europe (industrie automobile)… la première promotion du Parcours dirigeant 4.0 Côte d’Azur était, par le hasard des choses, exclusivement féminine. Une nouvelle session doit débuter en janvier prochain.

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