Var

Emploi

Le Var lance son plan de réduction des tensions de recrutement

Par Hélène Lascols, le 18 janvier 2022

Le préfet du Var, Evence Richard et le directeur territorial de Pôle emploi, Marc Zampolini, ont lancé le plan départemental de réduction des tensions de recrutement. Trois services publics pour l’emploi local doivent se réunir courant janvier à Toulon, Brignoles et Draguignan pour mettre en œuvre des réponses locales aux enjeux et problématiques rencontrés par chaque bassin d’emploi.

Arnaud Poully, directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités, Evence Richard, préfet du Var et Marc Zampolini, directeur territorial de Pôle Emploi dans le Var lors du Comité départemental de lancement du plan de réduction des tensions de recrutement.
Arnaud Poully, directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités, Evence Richard, préfet du Var et Marc Zampolini, directeur territorial de Pôle Emploi dans le Var lors du Comité départemental de lancement du plan de réduction des tensions de recrutement. — Photo : Hélène Lascols

À l’heure actuelle, "90 % des offres d’emploi trouvent preneurs, sans aucune difficulté. Les offres en stock oscillent entre 400 et 1 000 dans les 13 agences Pôle emploi du département du Var", confie Marc Zampolini, directeur territorial de Pôle Emploi. De l’agriculture au BTP, de l’industrie aux métiers de bouche, en passant par les métiers de santé, des services à la personne et du transport et de la logistique, et du numérique, "les frictions sur le marché de l’emploi ne sont pas nouvelles. Mais depuis environ deux ans, elles sont amplifiées par la crise sanitaire du covid-19", souligne Evence Richard, préfet du Var.

Un plan proche du terrain

C’est pour tenter d’apporter des réponses territoriales aux besoins en main-d’œuvre qu’a été lancé le plan de réduction des tensions de recrutement. Un plan national doté d’1,4 milliard d’euros, qui a désormais sa déclinaison départementale et qui s’articule autour de trois axes : répondre aux besoins immédiats des entreprises en orientant les demandeurs d’emploi et salariés vers les métiers les plus demandés, faciliter les transitions professionnelles des salariés pour leur permettre de monter en compétences et de se réorienter vers les métiers porteurs, porter une attention spécifique aux demandeurs d’emploi de longue durée. "Nous n’irons pas sur tous les champs. Nous voulons apporter une réponse territorialisée, au niveau de chaque bassin d’emploi. Nous n’avons pas la prétention de tout régler, mais de déterminer un certain nombre d’actions là où les besoins sont les plus criants", souligne Evence Richard.

Attractivité, logement, mobilité, apprentissage

Des réunions des services publics pour l’emploi local (SPEL) sur les trois arrondissements de Toulon, Brignoles et Draguignan, organisées courant janvier 2022, doivent permettre de poser un diagnostic, de déterminer les moyens à mettre en œuvre et d’initier ou soutenir des projets locaux. "Un premier travail sera réalisé sur l’attractivité des métiers, notamment dans l’hôtellerie-restauration. Des sessions de découverte des métiers seront organisées dans le numérique en partenariat avec TVT Innovation. La question du logement sera également traitée avec des acteurs du logement pour offrir des solutions rapides, de même que la problématique liée à la mobilité, notamment des jeunes. Enfin, la dynamique devra être maintenue sur le front de l’apprentissage pour orienter les apprentis vers les secteurs en tension et ouvrir des formations", détaille Arnaud Poully, directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités dans le Var.

Le directeur territorial de Pôle emploi rappelle que 10 000 personnes ont été formées dans le Var en 2021 pour un coût total de 42 millions d’euros. Par ailleurs, 32 conseillers Pôle Emploi travaillent auprès de 4 000 jeunes pour déployer le plan 1 jeune, 1 solution. "Nous avons enfin dédié 80 conseillers aux actions de recrutement et une politique partenariale avec toutes les branches professionnelles et grands comptes est en cours pour définir les besoins en formation", ajoute Marc Zampolini.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition