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Le groupe Circet multiplie les acquisitions

Par Hélène Lascols, le 14 février 2017

Le groupe varois Circet, leader sur le marché français des infrastructures de télécommunications pour les opérateurs, annonce trois acquisitions. Il se dote ainsi des moyens et ressources pour occuper une place de premier plan.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

En quelques mois, le groupe varois Circet s'est forgé une place de leader sur son secteur : les travaux d'infrastructures télécoms. Via le rachat de trois nouvelles entreprises, Circet pèse désormais 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, il emploie un total de 2.700 collaborateurs, il a complété son maillage géographique et intégré de nouvelles compétences. Ces opérations de croissance externe font écho à un proverbe que le président du groupe varois, Philippe Lamazou a fait sienne : « L'union fait la force ! ». Elle est surtout une réponse à « une vraie lame de fond de concentration du tissu de fournisseurs en cours ces dernières années ».

Grandir pour exister

« Avec l'arrivée de Free sur le marché, ses concurrents ont été contraints d'adapter leurs tarifs, d'adopter un nouveau modèle économique et de baisser les coûts de déploiement et de maintenance de leurs réseaux, impactant directement notre métier », explique Philippe Lamazou. Aujourd'hui, les contrats sont plus importants en volume, ils sont plus longs et mobilisent de nombreuses compétences et ressources. Beaucoup de fournisseurs n'ont pas pu résister et leur nombre est passé, en dix ans, de 70 à une dizaine actuellement. La publication des appels d'offres des opérateurs, au premier semestre 2015 a été un déclencheur : « parmi la dizaine de régionaux, sélectionnés pour leurs talents, leurs savoir-faire, certains ont alors mesuré la complexité de mettre en oeuvre l'intégralité des contrats. Une fenêtre s'est alors ouverte pour nous. Des industriels régionaux, que nous connaissions bien ont choisi fin 2016 de s'adosser au groupe Circet pour atteindre ensemble cette masse critique indispensable pour déployer les outils et moyens indispensables », raconte Philippe Lamazou.

Trois acquisitions

Le groupe Sister a ouvert le bal le 24 novembre. Ses 500 employés ont intégré le groupe Circet, lui permettant ainsi de consolider son assise, mais aussi de compléter son maillage territorial. Car, Sister, qui réalise 60 millions d'euros de chiffre d'affaires, est un acteur de référence sur le grand Ouest. Le 22 décembre, Circet a ensuite signé un protocole de cession du groupe Capcom (120 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 500 personnes). « Le dossier est aujourd'hui en cours d'instruction auprès de l'Autorité de la concurrence » et Philippe Lamazou prévoit de finaliser le closing avant la fin du mois de février. Capcom assure la construction et la maintenance de réseaux fixes et mobiles en Île-de-France, un peu dans le Centre-Est, à La Réunion et Mayotte. La démarche est la même que celle qui a prévalu pour l'intégration du groupe Sister, à la différence près que les deux dirigeants fondateurs de Capcom vont intégrer l'actionnariat et la direction de Circet. « Il s'agit davantage d'un rapprochement que d'une acquisition. Nous bâtissons ensemble un projet commun, fondé sur une forte proximité culturelle », explique Philippe Lamazou. Et puis, Capcom apporte aussi au groupe varois une nouvelle corde à son arc : Capcom est un « champion de la commercialisation d'abonnements aux nouveaux réseaux FTTH en porte à porte ». Ce modèle de commercialisation a fait ses preuves et délivre de très bons résultats en termes de pénétration du marché et de conversion des abonnés. « Ce métier constitue un enjeu majeur dans les années futures, un enjeu renforcé par le Plan France très Haut Débit », ajoute Philippe Lamazou. Enfin, la reprise la plus fraîche concerne Capecom, le « pendant de Sister dans la région Est, ce qui nous permet, là encore de nous renforcer en équilibrant notre présence sur le territoire ». Capecom est constitué de deux sociétés historiques, Perino et Rohr-Cablor, « de vraies figures de l'Est de la France », et d'une filiale spécialisée dans l'ingénierie et la construction de pylônes, Antennes Leclerc. « La conclusion de cette opération est prévue pour la fin du mois de mars », précise le dirigeant.

Une position leader

Pour Philippe Lamazou, son groupe occupe aujourd'hui une position leader dans le domaine des travaux d'infrastructures télécoms pour le compte d'opérateurs et il mise sur une croissance soutenue. Parce que le marché est dynamique. Parce qu'il est aussi mieux armé pour répondre aux nouvelles exigences des opérateurs. Ainsi renforcé, il espère notamment concurrencer les grands groupes et gagner des parts de marché auprès d'autres grands donneurs d'ordres et notamment dans le cadre du plan France Très Haut Débit. Ce plan mobilise un investissement de 20 milliards d'euros en dix ans, partagé entre les opérateurs privés, les collectivités territoriales et l'État pour couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit d'ici 2022. À cette occasion, Philippe Lamazou espère bien voir Circet percer dans le Var...

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