Région Sud

Tourisme

La croisière se fixe un nouveau cap en région Sud

Par Didier Gazanhes, le 21 mars 2019

Avec 2,7 millions de croisiéristes par an, générant 430 millions d'euros de retombées directes et indirectes, la croisière figure désormais sur l’écran radar de la Région Sud. Après le tourisme d’affaires et le vélo tourisme, la collectivité a signé un contrat de filière tourisme de croisière avec les trois clubs de la croisière, afin de développer une offre régionale. Quatre axes de travail ont été retenus.

Navire de croisière
Avec 1,7 million de passagers en 2018 (+17%), dont 439 000 en tête de ligne, Marseille conserve son titre de premier port français . — Photo : D.Gz.

« La croisière constitue un véritable levier d’attractivité de notre territoire avec 2,75 millions de passagers et 430 M€ de retombées économiques. Cette filière contribue à lisser la fréquentation touristique tout au long de l’année. La Région devient un ensemblier, nous fédérons tous les acteurs pour développer le territoire, en travaillant sur une nouvelle offre touristique », explique Jennifer Salles-Barbosa, présidente de la Commission tourisme au Conseil régional.

Chef de file de ce contrat de filière, la Région a invité autour de la table de nombreux partenaires, au premier rang desquels les trois clubs de la croisière régionaux (Var Provence Cruise Club, French Riviera Provence Cruise Club et Marseille-Provence Cruise Club), le préfet de Région Pierre Dartout, Roland Gomez, président de la CCI régionale, et les présidents des CCI de Marseille-Provence, Nice-Côte d’Azur et du Var.

Problématiques de circulation

Quatre axes de travail ont été définis. Il s’agit de renforcer le leadership de la région comme destination du tourisme de croisière, de faire du tourisme de croisière un levier du développement global de l’économie régionale, de renforcer l’innovation et d’accompagner la transition environnementale.

Copiloté par les trois clubs régionaux, ce contrat a déjà bénéficié de 250 000 € de financements publics. « La gouvernance se réunira deux fois par an et des groupes de travail thématiques vont être créés », annonce Jennifer Salles-Barbosa. L’un d’eux devrait probablement porter sur la prise en charge des passagers à terre. « Il faut parvenir à rationaliser cette activité et régler les problématiques liées à la circulation des autocars, tout en faisant accepter par les territoires l’afflux des passagers. Nous devons également expliquer que la croisière ne bénéficie pas seulement aux villes côtières, mais irrigue aussi les communes des alentours », souligne Laurence Cananzi, présidente du Var Provence Cruise Club.

Forte croissance à Marseille

Avec 1,7 million de passagers en 2018 (+17 %), Marseille conserve son titre de premier port français et sa quatrième place en Méditerranée. « Cette année, nous accueillerons treize escales inaugurales », indique le président du Club de la Croisière Marseille-Provence Jean-François Suhas. 2019 s’annonce prometteuse pour la cité phocéenne qui devrait flirter sans les atteindre, avec les 2 millions de passagers.

Dans les Alpes-Maritimes, l’activité devrait repartir à la hausse cette année, après le creux de 13 % de la fréquentation en 2018. Un rebond de  7 %, avec  54 000 croisiéristes, est annoncé par la CCI de Nice-Côte d’Azur, gestionnaire des ports de Cannes, Nice, Villefranche-sur-Mer et Antibes. Véritable locomotive azuréenne, Cannes annonce 18 000 croisiéristes cette année (+17 %). Toulon devrait également renouer avec la croissance en 2019, grâce au retour de Costa en tête de ligne. 140 000 passagers  (+11 %) sont attendus lors de 84 escales (+28 %).

Navire de croisière
Avec 1,7 million de passagers en 2018 (+17%), dont 439 000 en tête de ligne, Marseille conserve son titre de premier port français . — Photo : D.Gz.