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Tourisme

La Compagnie française de croisières renoue avec les voyages au long cours

Par Didier Gazanhes, le 08 septembre 2022

La compagnie française de croisières (CFC), basée à Marseille, ambitionne de relancer, dès 2023, la tradition des voyages au long cours, de la croisière à la française, avec le navire Renaissance, dont les ports de départ seront Le Havre et Marseille.

Le Renaissance pourra emporter 1 100 passagers. 31 croisières sont prévues en 2023/2024.
Le Renaissance pourra emporter 1 100 passagers. 31 croisières sont prévues en 2023/2024. — Photo : D.R.

La toute jeune compagnie française de croisières, basée à Marseille, a racheté le paquebot Renaissance, ex-Maasdam de Holland America line, qui pourra emporter 1 100 passagers. Il est désormais le tout premier navire de croisière de pavillon français à être enregistré à Marseille depuis 38 ans, depuis le célèbre Mermoz. Un symbole. Coque bleu sombre, cheminée tricolore, sa ligne évoque celle des transatlantiques d’antan. Tout comme la communication et les affiches de CFC font un clin d’œil aux anciens visuels des Messageries maritimes. "Notre idée est vraiment de renouer avec les voyages au long cours", précise d’emblée Clément Mousset, qui, avec Cédric Rivoire-Perrochat, vient de créer la nouvelle compagnie de croisières, qui compte aujourd’hui une vingtaine de salariés, répartis entre Marseille et Le Havre. Les deux fondateurs de l’entreprise n’en sont pas à leur coup d’essai. Les deux hommes totalisent en effet à eux deux, près de cinquante ans d’expérience dans le monde de la croisière, à terre, comme en mer. L’un et l’autre ont fait toute leur carrière chez les plus grands croisiéristes avant de se rencontrer sur un salon professionnel, de faire équipe à la tête de Croisières Maritimes & Voyages (CMV France), puis de fonder leur structure, Compagnie Française de Croisières.

Entre le mass market et le luxe

"En France, il n’existe que trois compagnies de croisières. Nous considérons qu’il manquait un segment haut de gamme, entre le mass market et le luxe ", poursuit-il. Gastronomie prémium, navire à taille humaine, escale de douze heures (au lieu de six heures en moyenne) et, bien sûr, équipage francophone sont ainsi au programme. "Nous avons inventé le Vintage moderniste. Nous proposons à nos clients un retour vers le passé, en renouant avec un certain art de vivre à la française. Le Renaissance va ainsi proposer des cabines de 16 m² à plus de 80 m² avec un confort exceptionnel". Le prix moyen à bord du bateau est de 240 euros par jour et par personne. Le navire comprendra 560 membres d’équipage, soit un ratio d’1,9 passager par membre d’équipage, alors que la moyenne dans le secteur de la croisière, est plus proche de trois. CFC va par ailleurs proposer des croisières dont la durée moyenne est de treize jours, largement supérieure à la durée moyenne de sept jours que l’on rencontre chez la plupart des compagnies. Du fait de cette longueur, Renaissance sera un navire "sans enfant". Toutefois, sur les 31 voyages de la programmation 2023-2024, sept croisières seront ouvertes aux familles avec personnel dédié et clubs enfants à bord.

Avec le Renaissance, CFC a également choisi de miser sur un respect strict de l’environnement. Entièrement rénové en 2018, le navire a été conçu à l’origine pour naviguer en Alaska pendant l’été. Or, l’Alaska est l’un des endroits au monde les plus stricts en termes de gestion de la pollution et d’émissions diverses. "Nos itinéraires ont été conçus pour une vitesse moyenne inférieure à 14 nœuds, alors que la vitesse théorique du Renaissance est de 22 nœuds. Nous privilégions ainsi la navigation douce et nous étudions déjà une évolution vers des bio carburants ", poursuit Clément Mousset. Première croisière : du 10 au 25 février au départ du Havre avec pour destination la Norvège et les aurores boréales.

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