Automobile

En forte croissance, le groupe Fatec vise l'international

Par Didier Gazanhes, le 12 octobre 2021

Le groupe marseillais Fatec en pleine croissance vient d'intégrer de nouveaux locaux. Le gestionnaire indépendant de flottes de véhicules, qui a choisi de miser sur la RSE pour conforter son développement, envisage maintenant de faire ses premiers pas à l'international.

Théophane Coureau, président de l'entreprise familiale Fatec
Théophane Coureau, président de l'entreprise familiale Fatec — Photo : D.R.

Après avoir enregistré un premier semestre 2021 record, multipliant par 1,7 le résultat de l'année précédente, le groupe Fatec vient de s'installer dans des locaux flambant neuf de 3 900 m², jouxtant le terrain qu'il occupe depuis maintenant huit ans à Marseille, et triplant ainsi sa superficie initiale. La société, créée en 2013 par Théophane Coureau est positionnée dans la gestion de flottes automobiles pour de grands comptes et enregistre un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. " Nous sommes des prestataires de services. Nous gérons du matériel qui ne nous appartient pas et nos clients sont des organisations disposant de parcs complexes de véhicules et de matériels ", confie en préambule le président de l'entreprise, qui compte 150 salariés et gère ainsi près de 100 000 véhicules pour une centaine de clients, entreprises privées et entreprises publiques. L'entreprise, qui en 2013 comptait 43 salariés et gérait 28 000 matériels, est actuellement en forte croissance. "Nous avons beaucoup de clients figurant dans le CAC 40". Le groupe Fatec est par ailleurs référencé par l'Ugap (Union des groupements d'achat public), qui permet aux collectivités notamment de pouvoir contracter avec l'entreprise, sans passer par la procédure d'appel d'offres. 35 à 40 % de l'activité du groupe est ainsi réalisée auprès du secteur public. "Nous travaillons très en amont avec nos clients. En fonction de leurs activités, nous les conseillons sur les marques, les véhicules. Nous sommes totalement indépendants, des constructeurs, des loueurs, ainsi, nous sommes donc libres et transparents", explique Théophane Coureau. Le groupe fournit ainsi des factures clairement lisibles où le coût de l'entretien des véhicules est totalement séparé des coûts de gestion de Fatec. "Notre prestation représente en moyenne 3 % du prix des véhicules. Nous devons donc apporter du service, faire réaliser de véritables économies à nos clients. Un euro investi chez nous, nous devons générer deux euros d'économie".

L'enjeu d'une démarche responsable

La raison d'être de Fatec, définie en décembre 2020, est désormais inscrite dans les statuts de l'entreprise : "Agir pour une mobilité responsable et viser le bien commun". Une raison d'être qui affirme clairement l'engagement RSE de l'entreprise. "C'est une démarche globale. Nous avons ainsi une cohérence d'achat responsable, nous avons une démarche bienveillante avec nos garages partenaires et nous avons également proposé à tous nos salariés de devenir actionnaires de l'entreprise, avec un investissement minimum de 1 000 euros. Quand on est actionnaire, on a le droit de demander des comptes et de faire reprendre le droit chemin si jamais l'entreprise s'en éloignait", détaille le dirigeant. 40 % des collaborateurs ont ainsi joué le jeu et détiennent désormais 5 % des parts de la société.

Premiers pas à l'international

L'entreprise a également choisi de miser sur le virage de la transition énergétique. "La part actuelle des véhicules 100 % électrique dans le parc que nous gérons n'est que de 7,5 %. Mais, en décembre 2019, ce taux était de 1 % et en décembre 2020, de seulement 3 %. Il y a un vrai changement de mentalités et nous devons accompagner les entreprises qui se posent de nombreuses questions et qui sont face à des injonctions réglementaires contradictoires, comme notamment la loi LOM (loi d'orientation des mobilités) qui va imposer au 1er janvier 2022, 10 % de véhicules vert sur une flotte de plus de cent véhicules. Il faut retourner ces contraintes en opportunités", commente le dirigeant qui vise en outre désormais un développement à l'international. Les premiers pas de l'entreprise sur les marchés étrangers ont eu lieu à la fin 2019 avec la Suisse, puis en 2020, Fatec a pris pied en Belgique. "Nous visons l'Allemagne, puis l'Angleterre. Nous avons des clients qui nous demandent de les accompagner sur ces marchés. Comme nous connaissons une forte croissance en France, nous avons les moyens de pouvoir investir sur ces nouveaux territoires. Nous établissons des partenariats avec des entreprises similaires qui peuvent être nos relais. La proximité est un élément essentiel dans notre métier". En France, Fatec compte ainsi 33 000 garages référencés.

Théophane Coureau, président de l'entreprise familiale Fatec
Théophane Coureau, président de l'entreprise familiale Fatec — Photo : D.R.

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