Vaucluse

Agroalimentaire

Coronavirus : la fabricant de jus de fruits Kookabarra se tourne vers le grand public

Par Didier Gazanhes, le 26 mars 2020

Producteur de jus de fruits frais, salades de fruits et confitures provenant de produits issus à 80 % du Vaucluse, la société Kookabarra, basée à Cavaillon, s’adapte face à la situation de crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus.

A droite, Jérémie Marcuccilli, fondateur de Kookabarra.
A droite, Jérémie Marcuccilli, fondateur de Kookabarra. — Photo : D.R.

La société Kookabarra qui produit des jus de fruits frais, salades de fruits et confitures provenant de produits issus à 80 % du Vaucluse a été créée en 2006 par Jérémie Marcuccilli. L’entreprise a été fortement impactée depuis le tout début de la crise du coronavirus. « Nous vendons à 90 % aux hôtels et restaurants et pour le reste auprès de certaines boulangeries ou sites de snacking haut de gamme.

Depuis quinze jours, nos clients sont donc en arrêt total. Nous avons été impactés de plein fouet et cela nous a poussés à repenser notre modèle », confie le dirigeant, dont l’entreprise s’est installée sur un nouveau site de production de 4 700 m² en décembre.

Lutter contre le gaspillage

Kookabarra s’est ainsi organisée pour assurer toutes ses commandes et permettre à la centaine de producteurs locaux avec lesquels elle travaille de poursuivre également leurs activités. « Que faire alors de la marchandise ? Nous avons choisi de communiquer sur les réseaux sociaux sur la disponibilité de nos produits et nous proposons des paniers de fruits coupés et de jus de fruit à 30 euros pour le particulier. L’idée est surtout de payer le juste prix aux producteurs », explique Jérémie Marcuccilli.

Une façon de lutter contre le gaspillage, de maintenir une activité et de faire connaître les produits de l’entreprise au grand public. « Cela permet de montrer aux gens, qu’autour de chez eux, il y a des solutions en local. Nous avons commencé à livrer nos produits sur une aire allant d’Avignon à Salon-de-Provence ».

Des volontaires à la production

Sur la vingtaine de salariés de l’entreprise, une partie est actuellement en télétravail et l’autre, constituée de volontaires, se rend à l’atelier de production. « Nous sommes habitués aux contraintes actuelles. Comme toute entreprise agroalimentaire, nous travaillons toute l’année en salle blanche avec des équipements de protection, des masques, des gants. Nous parvenons ainsi assez facilement à poursuivre la production sans mettre nos collaborateurs en danger. Et le grand public a répondu présent… ».

Côté trésorerie, la situation de l’entreprise est bien évidemment tendue. « Nous avons toujours besoin de trésorerie et là, la situation ne va pas s’améliorer. En revanche, pour la première fois en quatorze ans, ce sont les banques qui nous contactent ».

L’entreprise a enregistré en 2019 un chiffre d’affaires de 4,4 millions d’euros et produit près d’un million de litres à l’année.

A droite, Jérémie Marcuccilli, fondateur de Kookabarra.
A droite, Jérémie Marcuccilli, fondateur de Kookabarra. — Photo : D.R.

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