Bouches-du-Rhône

Santé

Coronavirus - Biotech Dental : « On ne protège jamais assez les patrons »

Par Didier Gazanhes, le 19 mars 2020

La société Biotech Dental, basée à Salon-de-Provence, spécialisée depuis 1987 dans les dispositifs de soins et chirurgie bucco-dentaires, notamment les gouttières orthodontiques fabriquées en impression 3D, a revu son mode d’organisation face à la propagation du coronavirus.


Depuis 2014, plus de 250 000 gouttières ont été imprimées en 3D par l’entreprise.
Depuis 2014, plus de 250 000 gouttières ont été imprimées en 3D par l’entreprise. — Photo : J-C. Barla

La production de Biotech Dental se fait en France, majoritairement à Salon-de-Provence, où se trouve le siège de l’entreprise, et à Scionzier, en Savoie. Attaché au made in France, Philippe Veran, PDG de Biotech Dental, se mobilise depuis plus de 30 ans pour la réindustrialisation. Petit à petit, Biotech Dental a ainsi racheté tous les sous-traitants afin de rapatrier la production et de fabriquer intégralement en France ses produits, afin notamment de rassurer les consommateurs à travers une information fiable sur l’origine et la fabrication de ses produits. Le groupe compte aujourd’hui 630 collaborateurs, répartis entre la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, le Maroc, le Sénégal et le Vietnam.

Mise en place du télétravail

Tous ont bien évidemment mis en place les consignes sanitaires données par les gouvernements respectifs de ces pays. En Europe, les collaborateurs sont, pour la plus grande majorité, confinés à domicile. Seuls quelques services du siège et des usines fonctionnent pour assurer un minimum d’activité (5 % de l’effectif global) aux clients qui le souhaitent.

Biotech Dental affiche un chiffre d’affaires de 73 millions d’euros en croissance de 21 % chaque année. « Guerre du Golfe, subprimes, maintenant Coronavirus… autant de moments difficiles que j’ai eu à surmonter dans ma vie de chef d’entreprise. Du jour au lendemain, un évènement totalement extérieur à votre champ de compétences et de décisions vient mettre à mal des années de travail acharné », confie Philippe Véran, qui poursuit : « Ce matin, la plupart des chefs d’entreprise ont comme moi plus peur pour leur entreprise et leurs salariés que pour eux-mêmes. On dit souvent que quand la santé va, tout va, mais pour un patron, il s’agit d’abord de la santé de son entreprise. On ne protège jamais assez nos patrons et on se met rarement à leur place… Ces temps sont difficiles pour tous les malades atteints, pour tout le personnel soignant qui fait un boulot de folie pour les soigner - je leur apporte toute ma compassion - mais je n’oublierai surtout pas les patrons petits et grands qui malades ou pas devront se battre pour s’en sortir, pour que notre pays s’en sorte”, conclut-il.

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