Marseille

Finance

Bruno, l’application qui épargne pour vous

Par Didier Gazanhes, le 06 juin 2019

Florent Robert et Louis Chavane ont lancé la start-up marseillaise Bruno en février 2018. L’entreprise, qui propose aux particuliers de mettre en place sur leur compte une micro-épargne automatique, a d’ores et déjà séduit 60 000 utilisateurs et levé 1 M€.

Florent Robert et Louis Chavane (à droite) ont lancé la startup marseillaise Bruno en février 2018.
Florent Robert et Louis Chavane ont lancé la start-up marseillaise Bruno en février 2018. — Photo : D.R.

Les créateurs

Florent Robert et Louis Chavane ont fait leurs études ensemble. Le premier a ensuite travaillé dans le trading algorithmique à Hong Kong et le second s’est spécialisé dans le traitement de données sur le web. Louis Chavane est ainsi le fondateur, à Marseille, du Wagon, une formation intensive au développement web de neuf semaines et un espace de coworking. « Nous avons alors songé à mettre les algorithmes au service d’un très grand nombre et nous avons envisagé de créer une application qui gérerait toute seule la micro-épargne », explique Louis Chavane.

L’idée date de 2017 et les deux associés ont ensuite dû convaincre et travailler avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui supervise notamment la protection de l’épargne. « Il y a eu une année de travail sur l’application. Nous avons tout développé en interne et l’application a vu le jour en février 2018. Nous sommes compatibles avec près de 240 banques », poursuit le cofondateur. Une première levée de fonds d’un million d’euros, réalisée auprès de business angels et du fonds 360 Capital Partners, a permis d’effectuer les premiers recrutements.

Le concept

Bruno, disponible sur Messenger et bientôt sur les stores Androïd et iOS, est un compte mobile gratuit qui met de l’argent de côté pour son utilisateur, en s’adaptant à ses dépenses. « L’idée est de permettre d’économiser de petits montants. La moyenne est actuellement d’une centaine d’euros épargnée par mois, par petits montants, en plusieurs fois. En analysant le compte courant et en fonction de la situation de ce dernier, l’intelligence artificielle de Bruno ajuste le montant des sommes mises de côté, voire interrompt l’épargne en fin de mois, quand la situation de l’utilisateur est tendue », explique Louis Chavane.

Les sommes économisées sont positionnées sur un livret de l’utilisateur ou sur le compte Bruno, élaboré avec Carrefour Banque, qui propose une rémunération au taux brut de 1 %. C’est là que repose le modèle économique de la start-up qui envisage de proposer très rapidement d’autres produits bancaires à ses utilisateurs. Plusieurs milliers d’utilisateurs de l’application auraient d’ores et déjà opté pour le compte Bruno.

Les perspectives

« Nous visons des partenariats pour proposer d’autres produits bancaires et nous travaillons à l’extension de notre application à d’autres pays en Europe, notamment l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne. » La start-up n’envisage pas pour l’instant de proposer son application en marque blanche pour d’autres opérateurs, mais mise sur le développement de la marque Bruno. Pour 2019, 300 000 utilisateurs sont visés, la start-up en comptabilisant actuellement 60 000.

Florent Robert et Louis Chavane (à droite) ont lancé la startup marseillaise Bruno en février 2018.
Florent Robert et Louis Chavane ont lancé la start-up marseillaise Bruno en février 2018. — Photo : D.R.

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