Marseille

Textile

Bombo lance la production de ses sous-vêtements écoresponsables

Par Didier Gazanhes, le 27 octobre 2021

La société marseillaise Bombo vient juste de lancer la production de ses premières précommandes. Dirigée par trois cofondatrices, l’entreprise commercialise des sous-vêtements basiques respectueux de l’environnement et propose une teinture végétale.

Laurine Vaudet, Fanny Versace et Noëllie Monod, les trois cofondatrices de Bombo.
Laurine Vaudet, Fanny Versace et Noëllie Monod, les trois cofondatrices de Bombo. — Photo : Andrea Bresciani

La toute jeune société Bombo est née de la rencontre voici près de deux ans de ses trois fondatrices, Laurine Vaudet, Fanny Versace et Noëllie Monod. "En octobre 2019, nous avions déjà un projet de sous-vêtements et nous souhaitions lancer une gamme de culottes illustrées en coton bio, fabriquées en France et portant des messages féministes", rappelle Laurine Vaudet, qui précise : "Mais cette stratégie nous aurait amenées à sans cesse créer de nouvelles collections et à engendrer toujours plus de consommation, ce qui est à l’opposé de nos valeurs. Nous avons ainsi voulu faire autrement."

Limiter la pollution

Bombo allie ainsi la fabrication de sous-vêtements basiques à une réflexion sur la teinture végétale. "Nous voulons faire des produits de qualité, qui résistent au temps, qui évitent ainsi une surconsommation et une surproduction toujours plus importante. La mode est aujourd’hui l’une des industries les plus polluantes. Ses émissions de gaz à effet de serre proviennent principalement de la production des matières premières et de la phase industrielle (filature, tissage, teinture, ennoblissement). Dans la mode, et surtout dans la fast fashion, ces étapes industrielles sont souvent réalisées en Asie, où l’électricité est fournie par des centrales à charbon et au gaz, donc particulièrement émettrice de CO2. À l’opposé de ce processus, nous voulons proposer des produits qui respectent les corps et la planète", décrit Laurine Vaudet.

Transmettre la pratique de la teinture artisanale

Les basiques de Bombo (culotte, tanga, brassière et soutien-gorge) sont ainsi conçus avec du Seacell - une matière écoresponsable à base de poudre d’algues - et fabriqués dans un atelier au Portugal qui soutient le travail des femmes. La teinture végétale (trois couleurs différentes) est ensuite réalisée au sein de l’atelier de l’entreprise situé au sein de l’un des sites marseillais du collectif Yes We Camp. Les trois fondatrices veulent transmettre la pratique de la teinturerie végétale à leur communauté. Elles envisagent ainsi des ateliers d’apprentissage et des rencontres avec des professionnels et des artistes. "Pour l’avenir, nous allons élargir notre gamme en demeurant dans cet esprit et nous aimerions envisager des collaborations avec d’autres marques, proposer de la teinture végétale, proposer des collections éphémères", étaye Laurine Vaudet.

Pour la distribution, les trois créatrices ont choisi de miser sur la vente en ligne afin de s’affranchir du rythme des soldes et des collections. Elles vont également commercialiser leurs produits sur les marchés ou lors d'événements éphémères. "Nous avons choisi de ne pas être présents au sein de réseaux de boutiques, ce qui ne correspond pas à notre démarche". Les premières précommandes ont été lancées courant septembre et devraient être livrées fin octobre.

Laurine Vaudet, Fanny Versace et Noëllie Monod, les trois cofondatrices de Bombo.
Laurine Vaudet, Fanny Versace et Noëllie Monod, les trois cofondatrices de Bombo. — Photo : Andrea Bresciani

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