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Avec Pinson Paysage, Botanica veut être leader des espaces verts

Par Olivia Oreggia, le 25 novembre 2021

Botanica et le groupe Pinson Paysage se sont unis pour créer un acteur de référence dans les métiers des espaces verts. Le groupe azuréen apportant également son expertise en matière d’aménagement et entretien des terrains de sport, de maîtrise de l’eau et de développement informatique.

Jean-Daniel Hernandez a fondé Botanica en 1987.
Jean-Daniel Hernandez a fondé Botanica en 1987. — Photo : Olivia Oreggia

Pour créer "un groupe d’envergure nationale", l’azuréen Botanica (265 collaborateurs, CA 2020 consolidé : 23 M€) s’est uni à Pinson Paysage (1 000 collaborateurs, CA : 100 M€). "Quand on superpose les deux structures, on se rend compte de façon presque miraculeuse qu’on se complète partout", assure Jean-Daniel Hernandez, président fondateur de Botanica basé à Villeneuve-Loubet. "Nous leur amenons des implantations géographiques là où ils ne sont pas. Ils sont petits là où nous sommes petits donc ça vaut le coup de grossir ensemble et nous leur amenons deux métiers qu’ils n’ont pas : le sport et l’arrosage."

Des jardins à l’informatique

Agacé d’un manque de reconnaissance envers sa profession de jardinier, Jean-Daniel Hernandez créé Botanica en 1987. Aujourd’hui, le groupe est présent en région Sud et en région parisienne, avec des agences à Bordeaux et Angers, Metz et Lyon, divisé en trois pôles : les terrains de sport (20 %), la maîtrise de l’eau (15 %) et bien sûr les travaux et l’entretien des espaces verts pour le cœur de l’activité.

Sa clientèle est essentiellement privée dont une partie est restée fidèle depuis l’origine. "Que ce soit avec des bailleurs sociaux, des collectivités locales ou dans des villas d’ultra-riches, l’approche du client est pour nous toujours la même."

Le groupe Botanica a notamment remporté le marché de la végétalisation du quartier de la Défense à Paris.
Le groupe Botanica a notamment remporté le marché de la végétalisation du quartier de la Défense à Paris. - Photo : Botanica

Quant à savoir si certains chantiers provoquent plus de fierté que d’autres, la réponse n’est pas celle à laquelle on pourrait s’attendre. Ce pourrait être les jardins de la villa Leopolda, construite à Villefranche-sur-Mer par le roi de Belgique Léopold II en 1902, le campus Airbus à Toulouse, la végétalisation de la Défense, ce palais vénitien sur les hauteurs de Cannes, les plantations d’arbres sur dalles du nouvel écoquartier Ginko à Bordeaux… "Parmi nos faits d’armes, nous comptons la vente d’une mission de développement de logiciels informatiques d’arrosage à une société major de l’irrigation mondiale basée aux USA entre 2009 et 2011", rappelle fièrement Jean-Daniel Hernandez. "Quand on a refait la Promenade des Anglais en 1999, il me semblait impossible à l’aube d’un nouveau millénaire de ne pas pouvoir arroser seulement quand on en avait vraiment besoin. Nous avons alors développé un logiciel de gestion de l’eau ainsi que l’électronique pour aller avec. Dès 2003, nous arrosions déjà le Stade de France depuis un ordinateur connecté à internet."

Une démarche d’innovation qui a permis à Botanica de se différencier et de se faire remarquer par des investisseurs. Les premiers fonds (Nextstage et Viveris Management filiale Caisse d’Épargne, devenu ACG Management puis Smalt Capital) sont ainsi entrés en 2007 permettant notamment de déployer l’ensemble du système informatique en interne.

Deuxième groupe du secteur en France

"Quand on a dû remplacer l’actionnariat car des fonds devaient sortir, nous avons eu énormément de candidats. On a alors compris que nous étions une dernière pépite en France avec cette maturité dans ses développements, cette diversité dans les métiers, cette particularité d’avoir un cœur IT incroyable, avec ce rayonnement national…"

C’est alors qu’est arrivé Pinson (repris à Atalian Servest par MBO & Co en 2019), leader de son côté dans les espaces verts en Île-de-France, Normandie et dans le Nord. "Je suis obnubilé par une question : si j’étais un jour en incapacité de travail, que va-t-il arriver ? Avec Pinson, j’ai vu des opportunités, un vrai challenge de construction d’un groupe digne de ce nom. On va construire, je suis un bâtisseur. Eux et nous additionnés, nous sommes deuxièmes en France. Le défi est de créer une unité, une cohérence (1 300 personnes, 130 M€). Le projet est de devenir clairement leader des aménagements paysagers en France. Ce qui ne veut pas dire pour moi avoir le plus gros chiffre d’affaires mais de se positionner en leaders. C’est une belle mission pour une fin de carrière."

À 57 ans, Jean-Daniel Hernandez, occupe en plus de ses fonctions actuelles, le poste de directeur général du groupe. Directrice générale de Botanica, Sandrine Martin est nommée quant à elle directrice générale adjointe de ce nouveau groupe qui peut porter de belles ambitions dans un secteur en pleine révolution. "Nous sommes de plus en plus sollicités pour végétaliser les espaces minéraux. Dans les collèges, les lycées, les administrations. On découvre que les arbres sont bons pour la nature, bon pour les villes, que le gazon synthétique ne vaut rien… je jubile ! Le positionnement que je défendais depuis toujours est celui que tout le monde prône aujourd’hui. On voit vraiment qu’il se passe quelque chose depuis un an et le Green Deal européen. Le discours se transforme enfin en actes."

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