Région Sud

Agroalimentaire

Agro’Novae s’emploie à réduire son empreinte carbone

Par Didier Gazanhes, le 27 septembre 2022

La société Agro’Novae, installée à Peyruis, dans les Alpes de Haute Provence s’est engagée dans la réalisation de son bilan carbone. Une démarche qui fait suite à un fort engagement de l’entreprise en terme environnemental.

Yves Faure, dirigeant de l’entreprise Agro’Novae, qui distribue ses produits sous la marque "Les Comtes de Provence".
Yves Faure, dirigeant de l’entreprise Agro’Novae, qui distribue ses produits sous la marque "Les Comtes de Provence". — Photo : D.R.

La société Agro’Novae (CA : 13 millions d’euros) basée à Peyruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a lancé la réalisation de son bilan carbone avec le soutien de Bpifrance. Une opération, qui vient compléter une démarche entamée depuis plusieurs années par l’entreprise, certifiée Entreprise du patrimoine vivant, depuis 2014. La PME, qui compte un peu moins de cinquante salariés, a vu le jour en 1986 et se positionne sur la transformation de fruits par cuisson dans le but de réaliser des confitures, des compotes, des coulis… L’entreprise qui vise principalement le grand public, via la grande distribution, fabrique à 80 % des produits bio, notamment sous la marque Comtes de Provence, qu’elle commercialise en France et dans une vingtaine de pays à travers le monde (Asie, Amérique du nord, Europe). "Sur notre créneau, hors marques de distributeurs, nous sommes la marque n° 1 sur le bio", confie Yves Faure, dirigeant de l’entreprise, qui rappelle qu’Agro’Novae est largement engagée dans des démarches liées à la naturalité. L’entreprise est en effet membre de la communauté du Coq Vert de Bpifrance et, depuis six ans, a été labellisée dans le référentiel lié à la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) baptisé PME +. "Ce référentiel est reconnu par nos clients de la grande distribution et nous permet ainsi, concrètement, de réaliser du chiffre d’affaires. Il existe d’autres certifications, B Corp, Iso 26000, mais elles ne sont pas forcément monétisables", détaille Yves Faure.

Réduction de 75 % de la consommation en eau

L’entreprise, dont le bilan carbone devrait être détaillé d’ici à la fin 2022, n’a pas attendu cette démarche pour commencer à réduire ses consommations d’énergie. "Nous avons fait, il y a trois ans, toujours avec l’aide de Bpifrance, un diagnostic de nos flux : eau, électricité et gaz. Il s’agit de démarches dont le coût est pris en charge à 50 % par Bpifrance, ce qui est très intéressant". Une fois le diagnostic établi, les opérations de rectification peuvent également être prises en charge par Bpifrance et l’Ademe, notamment avec des prêts verts. "Après notre diagnostic flux, nous avons notamment investi dans un système de refroidissement de notre eau, que nous recyclons. Nous avons ainsi réduit de 75 % notre consommation d’eau. Nous avons eu des démarches similaires avec nos consommations d’électricité et de gaz, que nous avons réduites respectivement de 40 % et 20 %".

Une démarche plus globale

Le bilan carbone, actuellement engagé depuis le début d’année par Agro’Novae, est quant à lui une démarche plus globale. "Cela rentre dans notre démarche RSE. Nous allons étudier l’ensemble des postes de consommation de l’entreprise et ensuite voir ce qu’il peut être possible de décarboner. Il n’y a pas de pression de la grande distribution au sens littéral. Mais, la grande distribution est intéressée par le fait de vendre des produits ayant une bonne image. Elle intervient notamment sur les emballages afin de réduire le plastique".

Agro’Novae a ainsi totalement éliminé l’utilisation du plastique pour ces produits. "En revanche, nous ne parviendrons sans doute pas à avoir une empreinte zéro. Beaucoup de choses seront difficiles, voire impossible à réduire, dont notamment notre consommation d’eau ou encore le transport. Nous travaillons sur des produits bio qui ne sont pas forcément disponibles à proximité. Une démarche de naturalité est une démarche de compromis. Il faut avancer progressivement", conclut le dirigeant.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition