Alpes-Maritimes

Aérien

Aéroports de la Côte d'Azur clôt une année 2021 avec un trafic en hausse

Par Olivia Oreggia, le 18 janvier 2022

L’aéroport Nice Côte d’Azur termine 2021 avec un trafic "supérieur à ses attentes", à 6,54 millions de passagers, marqué par le retour des vols long-courriers en cours d’année.

L’aéroport de Nice est la deuxième plateforme aéroportuaire de France après Roissy-CDG.
L’aéroport de Nice est la deuxième plateforme aéroportuaire de France après Roissy-CDG. — Photo : Olivia Oreggia

On est encore bien loin d’un retour à la normale et des 14,5 millions - un record - de passagers accueillis en 2019. Pour autant, l’aéroport Nice Côte d’Azur a enregistré un rebond en 2021 avec un trafic commercial passagers de 6,54 millions de voyageurs, soit deux millions de plus qu’en 2020.

Cette évolution moyenne masque une disparité entre le premier semestre, très touché par les mesures de confinement avec un taux de reprise moyen de 23 %, et le second semestre, avec un taux de reprise moyen de 64 % par rapport à 2019. Si le trafic est resté largement porté par les lignes domestiques (69 % de taux de rebond) et européennes (39,8 %), le trafic international affiche "un retour volontariste", avec près d’un quart de reprise du trafic.

"Cette reprise du trafic passagers, et plus particulièrement des vols long-courriers, témoigne de la vigueur de l’attractivité de notre territoire, de la confiance des compagnies aériennes comme des voyageurs dans les mesures de sécurité sanitaire mises en œuvre, et nous permet d’être optimistes pour l’année à venir, puisque nous avons déjà un grand nombre de destinations, notamment transatlantiques, dans notre programme prévisionnel de vols pour la saison été 2022", résume Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur. 2022 devrait enfin revoir l’ouverture de son terminal 1 international.

"Laboratoire" de l'aviation bas carbone

Dans cette période tumultueuse, le deuxième aéroport de France a tenu aussi à afficher son bilan environnemental et ses efforts en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (-4,4 %), lui valant l’Airport Carbon Accreditation niveau 4 +, la plus élevée en la matière. Les trois plateformes du groupe Aéroports de la Côte d’Azur (avec Cannes-Mandelieu et Golfe Saint-Tropez) sont aujourd’hui les seules en France à avoir obtenu cette certification.

"Obtenir cette accréditation n’est pas une opération de greenwashing. C’est la reconnaissance factuelle et internationale d’un engagement sincère et d’un plan d’actions ambitieux et inédit, assure Franck Goldnadel. Cela implique de nombreuses actions, la mise en œuvre d’innovations, la recherche quotidienne de solutions pour réconcilier le transport aérien avec les exigences en matière de qualité de l’air. Demain, des avions faiblement émissifs décolleront et atterriront d’aéroports totalement neutres. C’est le sens de l’histoire et nous voulons être le 'laboratoire' leader dans ce domaine."

Parmi ces innovations, la suppression du chauffage au gaz dans le terminal 1 et son remplacement à l’automne 2021 par une boucle à eau tempérée dont l’énergie provient du réseau d’eaux usées de la métropole niçoise, représente une économie de 700 tonnes équivalent CO2 par an. En septembre, un vol commercial régulier d’Air France reliant Nice à Paris a embarqué - c’était une première à ce niveau - 30 % de biocarburant, ou Sustainable Aviation Fuel. Enfin, dernier projet en date, Urban Blue travaille, avec le groupe Aéroports de la Côte d'Azur, à la construction et la gestion de vertiports (e-Vtol), des taxis volants électriques.

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