Services

Toulouse : Digital Place : 13 entreprises coachées pour décrocher une levée de fonds

Par Agnès Baritou, le 01 avril 2016

Le cluster d'entreprises numériques de Midi-Pyrénées a coaché 13 entreprises pour décrocher un financement auprès de fonds d'investissement. Parmi elles, Start Track et Adveez, qui veulent lever respectivement 600 K€ et entre 2 et 4 M€.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

La première édition en 2014 avait permis à sept entreprises toulousaines (sur 15 accompagnées) de lever près de 10 millions d'euros. Parmi elles, Netwave, FittingBox et Synox. « Cela avait bien fonctionné, raconte Dominique Turpin, administrateur de Digital Place et président du fonds DP Invest. Nous avons eu des retours très positifs des entreprises évidemment mais aussi des fonds, qui ont apprécié de rencontrer des entreprises avec un business plan abouti et sachant pitcher... Il est vrai qu'ils reçoivent tout et n'importe quoi ! »






13 entreprises à des niveaux de maturité différ
ents

Cette année, ce sont 13 entreprises qui ont joué le jeu. « Nous sommes allées les chercher au sein du cluster mais aussi dans les incubateurs, les écoles, chez At Home, la colocation de start-up à Toulouse, ou via Midinvest. » On y trouve des start-up comme Matys ou Start Track, des plus matures comme Adveez, Netwave, Synox, ou des entreprises avec un premier chiffre d'affaires telles CityMeo ou Interopsys. Pendant trois mois, ces entreprise ont suivi quatre modules, coachés par Dominique Turpin, Jean-Pierre Bayol (ancien DG de Digital Place) et Anne Ricaud (à la tête de Market Solutions). Objectifs : travailler sur le business model, le marketing stratégique, la rédaction du business plan et s'entraîner à un pitch. Des sessions collectives et individuelles, financées pratiquement en totalité par le Fafiec (Opca du numérique). « Cette préparation a vraiment transformé les entreprises, qui ont pu définir avec clarté leur proposition de valeur, leurs facteurs de réussite. »




Start Track, la junior du pool

Start Track par exemple, la plus jeune société du groupe (créée en septembre 2015) regroupe six collaborateurs autour d'une application capable de prédire la performance d'une personne pour adapter son effort physique en fonction de ses capacités. La start-up historiquement incubée à TBS, qui utilise une technologie du Cnes, cible les mutuelles et les assurances. « Parmi les modules, nous avons particulièrement apprécié la mise en pratique du pitch et la construction du plan d'actions », témoigne Hugo Hurtado, président et co-fondateur. Start Track veut lever 600 K? pour recruter cinq personnes en un an, et développer le marketing et le commercial.




Une double opération
, à Paris puis à Toulouse

En parallèle, il a fallu convaincre des fonds d'investissement de participer à l'opération. Nouveauté : Digital Place s'est cette fois associé à KPMG, qui a amené des fonds de son côté et a hébergé les acteurs lors de la journée de financement, à Paris le 8 mars. Ce jour-là, 13 fonds sont venus rencontrer ces pépites du numérique ? opération qui sera reconduite à Toulouse en avril avec six ou sept fonds locaux. La matinée a été dédiée aux pitchs, avec 5 mn par entreprise, le déjeuner a l

aissé place aux discussions et les rendez-vous avec les fonds se sont déroulés l'après-midi. « Pour la plupart des entreprises, c'était la première fois qu'elles rencontraient des fonds, c'était une expérience très riche ! » souligne Dominique Turpin.




Premiers rendez-vous avec des fonds parisiens

Et la suite ? Peut-être un second rendez-vous avec un fonds, une mise sous analyse pendant trois mois puis la décision du comité d'investissement... les premiers succès devraient sortir à l'automne prochain pour les plus rapides. Les montants de levées de fonds, oscillent entre 500.000 et 3 millions d'euros. Du côté de Start Track, « la journée s'est très bien passée car nous avons eu des rendez-vous avec deux fonds parisiens qui nous ont depuis recontactés », s'enthousiasme Hugo Hurtado.




2e levée de fonds pour Adveez

Plus confirmée, la société Adveez créée en 2011 (25 salariés à Toulouse et 2 aux Etats-Unis) a profité de cette opération pour lancer une seconde levée de fonds - 1,3 millions d'euros avait déjà été levé en 2014. Dotée du Pass French Tech, Adveez cible cette fois entre 2 et 4 millions d'euros pour développer son système de sécurisation de petits véhicules sur aéroports, déjà déployé dans les aéroports français (Toulouse, Nice, Lyon, etc), et au-delà (Bruxelles, Venise, Atlanta). Des investissements nécessaires pour intensifier la commercialisation et certifier ses produits à l'international, industrialiser et continuer la R&D. « Le 8 mars, nous avons décroché 7 rendez-vous avec des fonds, dont deux ont déjà prévu une nouvelle rencontre, dévoile Karim Ben Dhia, président d'Adveez. Si j'avais été seul pour démarcher ces fonds, cela m'aurait pris beaucoup plus de temps. À travers cet événement, nous avons eu tout de suite accès aux bonnes personnes ! » Une bonne opération aussi pour le cluster du numérique, qui réitèrera l'opération avant deux ans.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition