Occitanie

Industrie

Pour céder Mecamont Hydro, Hervé Blanchard a privilégié l'affect

Par Fleur Olagnier, le 07 janvier 2020

Hervé Blanchard a cédé Mecamont Hydro, le 19 juillet 2019, à Pierre Zerbini. Une décision mûrement réfléchie, mais pas uniquement rationnelle : Hervé Blanchard a privilégié l'affect aux arguments financiers pour choisir son repreneur.

Hervé Blanchard, ex-PDG de Mecamont Hydro.
Hervé Blanchard, ex-PDG de Mecamont Hydro. — Photo : Mecamont Hydro

À la tête de Mecamont Hydro (100 salariés ; CA 2019 : 12 M€) depuis avril 1990, Hervé Blanchard a cédé la société, installée à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), le 19 juillet dernier. Mecamont Hydro est spécialisé dans la conduite d’opérations et l’entretien de grosses mécaniques pour l’industrie, l’installation et la maintenance de câbles et les travaux sur corde.

« Il y a environ cinq-six ans, j’ai commencé à réfléchir à ma retraite, se rappelle Hervé Blanchard. Mais Mecamont Hydro est une société atypique de par ses multiples activités. J’ai rencontré beaucoup de repreneurs intéressés, mais ils voulaient arrêter l’activité montagne, car trop dangereuse, ou bien fermer le bureau d’études pour faire des économies… Or, je voulais quelqu’un qui conserve la polyvalence, sans simplement viser la rentabilité immédiate. ».

Trois profils en finale

En 2016, le dirigeant fait donc appel au cabinet lyonnais Dynergie, recommandé par Bpifrance et réputé pour son approche plus industrielle que financière. Après avoir travaillé ensemble sur une vingtaine de profils, il est resté trois candidats : Vinci, le groupe familial Baudin Chateauneuf (1 300 salariés) et Pierre Zerbini, fils du dirigeant de la Société des Carrières Lourdaises.

« Nous avions eu des discussions riches avec les collaborateurs de terrain de Vinci, mais l’aspect financier a encore pris le dessus avec les décideurs, explique l’ex-PDG. Je pense que cela aurait marché avec Baudin, mais j’ai privilégié l’indépendant, et l’affect, car je connaissais bien le père de M. Zerbini. De plus, ce dernier était déjà familier de l’entreprise. Et la famille Zerbini était connue et respectée des banquiers. Cela a facilité les démarches pour le rachat de l’entreprise, valorisée à 4 M€. »

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