Toulouse

Spatial

Kinéis et la Cité de l’Espace s’unissent pour promouvoir la culture spatiale

Par Philippe Kallenbrunn, le 10 juin 2022

L’opérateur satellitaire toulousain Kinéis devient aujourd’hui partenaire de la Cité de l’Espace. Ce rapprochement, conclu en marge du Congrès scientifique des enfants, va renforcer la diffusion de la culture scientifique, plus particulièrement autour des enjeux du Next Space.

Jean-Baptiste Desbois (à gauche), le directeur général de la Cité de l’Espace, et Alexandre Tisserant, le président de Kinéis, ont signé une convention de partenariat le 10 juin 2022.
Jean-Baptiste Desbois (à gauche), le directeur général de la Cité de l’Espace, et Alexandre Tisserant, le président de Kinéis, ont signé une convention de partenariat le 10 juin 2022. — Photo : Cité de l'Espace / Manuel Huynh

L’opérateur satellitaire et fournisseur de connectivité globale Kinéis (60 salariés) et la Cité de l’Espace, site de Toulouse Métropole leader en Europe en matière de diffusion de la culture spatiale et astronomique auprès du grand public, ont signé ce vendredi 10 juin une convention de partenariat. “La Cité de l’Espace renforce ainsi l’un de ses objectifs : devenir la caisse de résonance de la filière spatiale”, précise Jean-Baptiste Desbois, son directeur général. La pépite toulousaine du Next Space rejoint ainsi les partenaires officiels du site (Mgen, La Banque Populaire Occitanie et Comat, un équipementier toulousain du spatial). “Nous sortons de nos sentiers battus et de notre sphère industrielle pour devenir partie prenante de la vulgarisation et de la diffusion de la culture spatiale auprès du plus grand nombre”, explique Alexandre Tisserant, le président de Kinéis, qui participera à des événements organisés par la Cité de l’Espace, dont la célébration des 25 ans de l’institution toulousaine dès le 25 juin 2022.

1 million de scolaires

Ce vendredi matin 10 juin, il intervenait déjà auprès d’un public d’enfants âgés de 9 à 12 ans dans le cadre de la 13e édition du Congrès scientifique des enfants, l’aboutissement de plusieurs mois de travaux tutorés pour 24 classes autour de la thématique : “Imagine ton collège sur Mars.” “Les enfants sont importants pour le futur du spatial, poursuit Alexandre Tisserant. Les temps du spatial sont très longs, ils se mesurent en années voire en décennies. Ce sont eux qui opéreront les satellites des projets que nous démarrons aujourd’hui. Il faut cultiver leur envie scientifique tout en les sensibilisant au fait que, si la science permet notamment d’envoyer des satellites, il faut aussi comprendre à quoi ça sert et, dans notre situation écologique globale, d’en mesurer tous les enjeux. La culture scientifique ne se résume pas aux maths et à la physique. Elle est indissociable de l’histoire ou de la philosophie.” Selon Jean-Baptiste Desbois, qui sollicitera l’équipe de Kinéis pour imaginer de nouveaux contenus en rapport avec le Next Space, la Cité de l’Espace a accueilli 1 million de scolaires depuis sa création. Et elle reçoit 100 000 enfants (hors scolaires) chaque année.

Bureau aux États-Unis

Créé en 2018 par le Centre national d’études spatiales (Cnes) et le groupe CLS (Collecte, Localisation, Satellites), Kinéis vise à démocratiser la technologie Argos et à l’étendre à l’ensemble du marché de l’IoT (internet des objets). Début 2020, l’entreprise a levé 100 millions d’euros pour financer sa constellation de 25 nanosatellites, fabriqués par le groupe toulousain Hemeria, en partenariat avec Thalès Alenia Space et Comat. Ceux-ci seront lancés par Rocket Lab depuis la Nouvelle-Zélande en août 2023, un événement qui sera suivi à la Cité de l’Espace. “Nous avons terminé toute la phase d’ingénierie, indique Alexandre Tisserant, et nous sommes entrés dans la phase de tests (radiofréquence, vibration, thermique…) pour arriver au premier modèle de vol. La production en série est prévue pour la fin de l’année et le début de l’année prochaine. En parallèle, nous déployons un réseau de stations au sol, une quarantaine de paraboles qui permettent de recevoir les signaux, sur 20 sites dans le monde (Alaska, Suède, île de Pâques, Tahiti, Toulouse…).” L’entreprise vient aussi de confier à Actia Group la production de 10 000 modules électroniques destinés à fournir un fabricant de balises. Kinéis, qui possède déjà 7 satellites en vol, a ouvert un bureau aux États-Unis fin 2021 et vient d’y recruter deux commerciaux. Le régulateur américain des fréquences (la Federal Communications Commission) lui a accordé une licence par laquelle il approuve l’ouverture des services de sa future constellation à tous les utilisateurs américains.

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