Toulouse

Informatique

Bleu Jour veut ouvrir une filiale aux États-Unis en 2022

Par Philippe Kallenbrunn, le 09 juillet 2021

À la faveur d’une levée de fonds de série B qu’elle espère concrétiser dans quelques mois, l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour, en pleine croissance, entend prospérer sur le marché américain dès l’année prochaine.

Jean-Christophe Agobert, président de l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour (le 9 juillet 2021 au siège de l’entreprise).
Jean-Christophe Agobert, président de l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour (le 9 juillet 2021 au siège de l’entreprise). — Photo : Philippe Kallenbrunn

Le rêve américain de l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour (8 salariés ; CA estimé en 2021 : 18 M€) devrait se concrétiser en 2022 par l’ouverture d’une filiale aux États-Unis. Une levée de fonds attendue de 10 à 15 millions d’euros, pour le montage de laquelle Bleu Jour a mandaté la banque d’affaires Smart Entrepreneurs Partners, permettra cette opération à l’international. Le lieu de l’implantation de la société présidée par l’autodidacte Jean-Christophe Agobert sur le territoire américain n’est pas encore choisi. "Nous souhaitons être présent sur place, avoir un bureau, des stocks, des partenaires", précise le dirigeant.

La ville de Cincinnati se manifeste

Il y a deux mois environ, la ville de Cincinnati a manifesté son intérêt pour l’accueillir par un courrier arrivé au siège social de l’entreprise créatrice du Kubb, un mini PC de bureau premium et design. Une opportunité prise très au sérieux par Bleu Jour. "L’objectif est de réaliser un chiffre d’affaires de 15 à 20 millions de dollars sur le marché américain dans 3 ou 4 ans", annonce son président. Actuellement, 70 % du chiffre d’affaires de Bleu Jour se fait à l’étranger, essentiellement via des commandes en Allemagne, en Angleterre et en Asie. L’entreprise informatique, qui fabrique 30 000 produits par an, doit d’ailleurs livrer 3 000 PC à des administrations allemandes à la rentrée de septembre.

Épargnée par la crise sanitaire, en dépit d’un léger ralentissement de l’activité en mai et en juin en raison de la pénurie de matériaux qui frappe ses sous-traitants, Bleu Jour va recruter quatre personnes en septembre, des profils de commerciaux et de spécialistes des réseaux sociaux. "La deuxième partie de la levée de fonds servira à développer notre marketing afin de vendre davantage en direct", confie Jean-Christophe Agobert, qui table sur un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros à l’horizon 2025. Pour centraliser ses outils de production, l’entreprise cherche aussi à déménager dans un bâtiment de 500 à 600 m² dans la périphérie toulousaine.

Le premier ordinateur "100 % français"

À la rentrée, Bleu Jour refera parler d’elle puisqu’elle s’apprête à créer "le premier ordinateur 100 % français", en collaboration avec le groupe Syselec, installé à Castres (Tarn) et spécialiste du câblage électronique. Cette prouesse sera rendue possible par le développement d’une nouvelle technologie du fabricant américain de cartes mères Intel, dont Bleu Jour est devenu le plus gros client en France.

Jean-Christophe Agobert, président de l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour (le 9 juillet 2021 au siège de l’entreprise).
Jean-Christophe Agobert, président de l’entreprise toulousaine d’informatique Bleu Jour (le 9 juillet 2021 au siège de l’entreprise). — Photo : Philippe Kallenbrunn

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