Aveyron

Mécanique

Altec modernise ses équipements industriels pour l'élevage

Par Philippe Kallenbrunn, le 20 juillet 2022

Rétablie depuis sa reprise à la barre du tribunal de commerce de Rodez en 2019, la PME aveyronnaise Altec, qui construit des machines agricoles pour les éleveurs, investit 1,5 million d’euros dans la modernisation de son outil de production et signe un contrat phare avec le groupe Manitou.

Régis Legendre, le président d'Altec, également président de Lucas G, veut renforcer la dynamique industrielle de l'entreprise pour qu'elle assoie sa position sur le marché français.
Régis Legendre, le président d'Altec, également président de Lucas G, veut renforcer la dynamique industrielle de l'entreprise pour qu'elle assoie sa position sur le marché français. — Photo : David Pouilloux/JDE

L’entreprise Altec, constructeur de machines agricoles destinées à l’élevage et basé à Morlhon-le-Haut (Aveyron), investit environ 1,5 million d’euros dans ses équipements industriels, avec le soutien de France Relance à hauteur de 350 000 euros. En février, une nouvelle plieuse a été installée sur le site de 12 000 m2 détenu par la PME (50 salariés, CA : 7 M€), qui lui permettra des gains de productivité. Et d’ici la fin de l’année, un robot de soudure et une rouleuse viendront renforcer les outils en place. "Nous sommes en train de développer cette entreprise, réputée dans l’Aveyron et dans ses environs, en lui redonnant une dynamique industrielle pour qu’elle s’assoie sur le marché français", explique son président Régis Legendre, qui dirige aussi la PME vendéenne Lucas G.

Les machines agricoles d’Altec (dérouleuses, pailleuses, remorques distributrices…) équipent aujourd’hui plus de 40 000 éleveurs. 15 % des produits de la PME partent à l’étranger. "Essentiellement en Europe, ajoute Régis Legendre. Nous travaillons aussi avec l’importateur historique d’Altec dans l’Ontario au Canada."

Objectif : 10 millions d’euros de chiffre d’affaires

Altec est en phase de renaissance. "J’ai racheté l'entreprise, qui était en grande difficulté, à la barre du tribunal de commerce de Rodez en 2019, précise-t-il. Dix-huit mois plus tôt, j’avais déjà racheté la société Calvet, qui évolue également dans le monde du machinisme agricole. En juillet 2020, j’ai rassemblé les deux entreprises, qui ne formaient d’ailleurs à l’origine qu’une seule entité, sur le site d’Altec."

En associant les deux sociétés, le chef d’entreprise dépasse rapidement les 6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Son objectif est d’atteindre très vite les 10 millions d’euros. "Face aux difficultés rencontrées, Altec ne développait plus de produits innovants, explique le dirigeant, au contraire de Calvet. Le fait de basculer les produits Calvet sous la marque Altec nous permet d’accélérer."

Régis Legendre a par ailleurs trouvé de nouveaux relais de croissance en signant de nouveaux contrats. "100 % de nos ventes se font à travers un réseau de concessionnaires, indique-t-il. Pour aller plus loin, nous souhaitons travailler avec deux ou trois grands comptes qui nous permettront de monter en qualité, en compétences et en notoriété, et ainsi d’amortir une partie de nos charges fixes d’investissement."

Une dizaine de recrutements d’ici 2023

Le premier de ces nouveaux clients est le groupe Manitou, basé à Ancenis (Loire-Atlantique), pour lequel Altec opère depuis le mois de juin. "L’arrivée du robot de soudure et de la rouleuse doit justement nous permettre d’absorber toute la charge Manitou, précise Jérôme de Saint Jores, le directeur du site Altec. Pour l’instant, c’est encore Lucas G qui nous fait la mécano soudure, nous ne réalisons ici que la peinture et le montage. À l’automne, nous pourrons tout faire ici." L’entreprise aura besoin de soudeurs et de peintres supplémentaires pour soutenir la montée en cadence. Une dizaine de personnes devraient ainsi être recrutées, au plus tard, début 2023.

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