Aéronautique

Airbus se réorganise et crée deux sociétés dans le domaine des aérostructures

Par Anthony Rey, le 22 avril 2021

L’avionneur toulousain Airbus annonce qu’il remanie son organisation industrielle en Europe avec la création de deux nouvelles sociétés d’assemblage d’aérostructures, dont l’une en France issue d’un rapprochement avec Stelia Aerospace.

Le fuselage d'un A350 XWB, assemblé sur le site Airbus de Saint-Nazaire.
Le fuselage d'un A350 XWB, assemblé sur le site Airbus de Saint-Nazaire. — Photo : Airbus

Au terme du comité d’entreprise européen tenu le 21 avril, le groupe Airbus annonce une évolution sensible de son activité dans l’assemblage d’aérostructures (les parties d’un avion composant sa structure : fuselage, ailes, nacelles de réacteur). L’avionneur toulousain modifie son organisation interne sur le sujet en créant deux sociétés qu’il contrôlera à 100 %.

Une évolution vers plus d’agilité

La première de ces sociétés, basée en France, sera issue d’un rapprochement entre les sites d’Airbus Saint-Nazaire (3 200 salariés) et Nantes (2 600 salariés) et ceux de sa filiale Stelia Aerospace (conception et fabrication d’aérostructures), dont le siège est en Charente-Maritime. La deuxième entité sera basée en Allemagne, après le regroupement du site Airbus de Stade et des implantations d’une autre filiale, Premium Aerotec (construction de structures métalliques et composites), situées à Nordenham, Brême et Augsbourg.

L’objectif poursuivi par Airbus est de se renforcer dans le haut de la chaîne de valeur des aérostructures, identifiées comme son cœur de métier. "Ces deux nouvelles sociétés ne seraient plus considérées comme fournisseurs d’Airbus mais intégrées dans le périmètre du groupe, simplifiant à la fois la gouvernance et les interfaces dans un nouveau dispositif industriel. Leur statut distinct leur permettrait également de se concentrer sur leur segment industriel et d’être plus légères et plus agiles, favorisant la compétitivité, l’innovation et la qualité au profit des programmes Airbus d’aujourd’hui et de demain", indique l’avionneur toulousain dans un communiqué.

D’autres ajustements industriels à venir

Cette priorité affichée révèle aussi la volonté d’Airbus de revoir son niveau d’implication dans les autres maillons de la chaîne de valeur, et notamment la fabrication de pièces élémentaires. Le groupe envisage, ainsi, la création d’une autre société, spécialisée dans cette production. Positionnée en Allemagne, elle serait structurée autour de technologies issues de sa filiale Premium Aerotec. Sa stratégie serait tournée vers des applications civiles et militaires, pour le compte d’Airbus ou d’autres clients.

Ces annonces illustrent la démarche d’Airbus de se réorganiser sensiblement, et des annonces touchant les autres sites européens du groupe devraient suivre. L’avionneur indique qu’il est en réflexion sur l’avenir de son dispositif industriel à Cadix (Espagne). Plusieurs évolutions sont à l’étude "afin d’en garantir la viabilité, la résilience et la compétitivité pour l’avenir", sans autre précision pour l’instant.

Le fuselage d'un A350 XWB, assemblé sur le site Airbus de Saint-Nazaire.
Le fuselage d'un A350 XWB, assemblé sur le site Airbus de Saint-Nazaire. — Photo : Airbus

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