Bordeaux

Santé

Sit Up veut commercialiser son lit verticalisable

Par Anne Cesbron, le 29 avril 2022

Créée à Gradignan, en Gironde, en septembre 2021, par Nicolas et Bernard Laurent, l'entreprise Sit Up conçoit un lit médical qui accompagne le lever du patient. La start-up entame la production en Gironde de son innovation destinée aux Ehpad et services de gériatrie.

Les premiers lits verticalisables de Sit Up seront distribués début 2023. Leur assemblage doit progressivement être internalisé par la start-up.
Les premiers lits verticalisables de Sit Up seront distribués début 2023. Leur assemblage doit progressivement être internalisé par la start-up. — Photo : DR

Le créateur

Né à Bordeaux il y a 33 ans, Nicolas Laurent arbore une casquette de commercial quand, à ses côtés, son associé de père enfile le costume d’ingénieur pour leur projet commun. "C’est une expérience personnelle qui nous a lancés sur le projet Sit Up : la perte de mobilité de mon grand-père qui ne pouvait pas se lever seul de son lit sans l’aide physique d’un aidant ou d’un soignant", se souvient le petit-fils. En 2019, sollicités à partir des esquisses d’un lit qui se transforme en siège baquet, des étudiants de l’IUT de Bordeaux travaillent sur un premier prototype. Fin 2020, père et fils intègrent chrysa-link, l’incubateur de start-up d’Aquitaine Science Transfert.

Le concept

La plus-value du concept développé par Sit Up consiste en sa capacité de verticalisation adaptée à la pathologie du patient, paramétrée selon l’avis médical, et à sa commande simplifiée à un seul bouton. "Nous avons présenté notre projet à des professionnels de santé, médecins d'ehpad et gériatres, qui ont validé le principe, et auprès desquels nous avons rédigé un cahier de charges plus précis. Fin 2021, le prototype fonctionnel était créé", rappelle le trentenaire. La validation du marquage CE a suivi, aidée financièrement par la Région et Bpifrance. L’entreprise créée en septembre 2021 réunit aujourd’hui cinq collaborateurs autour du père et du fils, "deux ingénieurs très sollicités en ce moment sur l’industrialisation, un gériatre, un avocat d’affaires et un spécialiste du recrutement et réseau".

Les perspectives

Avec un sourcing néoaquitain, hormis les vérins électriques médicaux fabriqués par le danois Linak présent à Angers, Sit Up entend dès 2023 internaliser progressivement l’assemblage d’une quinzaine de lits par mois. "Nous souhaitons conserver nos partenariats avec des entreprises basées à Bazas qui disposent d’un pôle de métallurgie unique", précise Nicolas Laurent. Quant aux matelas médicalisés conçus dans le Lot-et-Garonne par Systam, il s’agit pour Sit Up de les associer à sa démarche d’écoconception entamée aux côtés d’ADI, l’agence d’innovation de la Nouvelle-Aquitaine. Au-delà de l'assemblage et du service après-vente, Sit Up souhaite initier une filière de remise en circulation et de recyclage et de ses lits fauteuils. "Nous estimons que le châssis est en capacité de durer trois cycles de vie de cinq années chacun, selon notre capacité à changer les pièces d'usure", explique le dirigeant. Les premières ventes sont attendues début 2023. Les marchés italiens, allemands et espagnols seront alors en ligne de mire. Une levée de fonds de 450 000 euros accompagnera la montée en puissance commerciale et industrielle qui suivra pour une capacité de production portée à soixante lits par mois. La rentabilité est attendue dès la fin 2024.

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