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Le canadien TLM lance sa conquête de l’Europe depuis La Rochelle

Par Laetitia Langeix, le 17 mai 2022

Le développeur canadien de logiciels TLM ouvre un bureau à La Rochelle. La firme québécoise prévoit d’y installer 40 personnes d’ici à trois ans.

Charles Francisci, directeur général de TLM : "D’ici à trois ans, notre ambition est de recruter jusqu’à 40 personnes, essentiellement des développeurs informatiques et une équipe de gestion"
Charles Francisci, directeur général de TLM : "D’ici à trois ans, notre ambition est de recruter jusqu’à 40 personnes, essentiellement des développeurs informatiques et une équipe de gestion" — Photo : TLM

L’accent canadien va résonner sur le port de La Rochelle. Créée en 2003 à Chicoutimi, au Québec, l’entreprise TLM (85 salariés) vient d’installer un bureau dans la cité maritime, avec le recrutement dans les tout prochains mois d’une dizaine de personnes. "D’ici à trois ans, notre ambition est de recruter jusqu’à 40 personnes, essentiellement des développeurs informatiques et une équipe de gestion", indique Charles Francisci, le directeur général chargé du développement de la filiale française. Un investissement évalué autour de 368 000 euros.

Comme sa maison mère, TLM va proposer depuis l’Hexagone son expertise en matière de programmation de logiciels pour les start-up et entreprises technologiques. Ciblant aussi bien les marchés de la greentech, de la fintech, que la logistique, l’événementiel ou encore de l’imagerie 3D, TLM réalise des applications pour mobile, mais aussi des logiciels de gestion intégrée, des plateformes de facturation ou encore des objets connectés.

Proximité avec les écoles

Le choix de cette première implantation en dehors des frontières canadiennes ne tient pas au hasard. Il est le fruit d’une étude minutieuse du territoire français et néo-aquitain opérée par TLM. "La Rochelle permet des connexions bonnes et rapides avec Paris, Bordeaux et Nantes, et plus largement, notre présence physique en France va nous permettre de travailler directement avec des acteurs européens pour commercialiser nos services", précise Charles Francisci.

La proximité d’écoles de programmation informatique est aussi dans le viseur de TLM. "Nous sommes en discussion avec des écoles locales pour mieux comprendre ce qui peut être mis en œuvre pour constituer efficacement nos équipes", effleure Charles Francisci.

Le dirigeant ne dira rien sur les objectifs de TLM en Europe. "Nous ne sommes pas en France pour simplement faire du chiffre d’affaires, mais accompagner nos clients sur leurs marchés, le chemin et la vitesse sont certes importants, l’objectif final l’est moins", concède juste Robi Guha, cofondateur avec son frère Bhaskor Guha de TLM. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 3,9 millions d’euros en 2021.

Communauté de la tech

Néanmoins, pour trouver de nouveaux clients, la filiale française va s’appuyer sur plusieurs réseaux, comme la French Tech Bordeaux. Mais pas seulement. Car la firme canadienne n’en est pas à son coup d’essai dans l’Hexagone et en Charente-Maritime. Elle a développé en 2019 pour la start-up rochelaise Gleeph, une application de gestion de réseau social dédiée aux passionnés des livres et de la lecture. Une plateforme à la fois de gestion de bibliothèques virtuelles et de recommandations pour sa communauté. À ce jour, l’appli revendique plus de 400 000 utilisateurs actifs, pour un potentiel envisagé autour de plus d’un million d’abonnés. "Ce rapprochement de Gleeph facilite notre installation et nous permet aussi de mieux comprendre la communauté locale et donc de trouver comment notre présence peut avoir un impact positif sur la communauté tech d’ici", souligne Charles Francisci.

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