Bordeaux

Numérique

En difficulté, l'éditeur de jeux pédagogiques Marbotic cherche des repreneurs

Par Astrid Gouzik, le 23 novembre 2022

Peinant à atteindre la rentabilité, la start-up girondine Marbotic, qui conçoit des jouets en bois connectés pour l'apprentissage de la lecture, a engagé une procédure de conciliation afin de négocier une cession de ses activités et de trouver une solution pérenne pour ses sept salariés.

Marie Mérouze a créé l'entreprise Marbotic en 2012, à Bordeaux. 
Marie Mérouze a créé l'entreprise Marbotic en 2012, à Bordeaux.  — Photo : DR

"Nous devons sauter sur un autre navire et je ne serai pas le capitaine de ce navire", analyse, non sans regrets, Marie Mérouze, PDG fondatrice de la start-up bordelaise Marbotic. Créée en 2012, la jeune entreprise conçoit des jouets en bois connectés et une application pour soutenir l’apprentissage de la lecture et des mathématiques. Après plusieurs mois tumultueux et voyant la trésorerie s’épuiser, sa dirigeante explique être à la recherche de repreneurs pour son entreprise et ses sept salariés, dans le cadre d’une "prépack cession", une procédure menée au tribunal de commerce.

Le mur de la dette

"L’entreprise n’est pas rentable depuis sa création il y a dix ans. Nous avons besoin de financements extérieurs. On voyait venir l’impasse de trésorerie depuis dix-huit mois. Nous avons pourtant cherché des solutions, nous sommes allés assez loin dans les négociations, notamment pour des partenariats avec des industriels étrangers. Mais cela n’a pas abouti", regrette Marie Mérouze.

Fin juin, elle décide de solliciter un mandat ad hoc, une des procédures préventives confidentielles possibles pour aider les entreprises en difficulté. Fin octobre, sur le conseil d'un administrateur judiciaire, une procédure de conciliation est ouverte afin de préparer le prépack cession. Dans ce cadre, le plan de cession (total ou partiel) des actifs est négocié en amont, à l’amiable.

"Nous avons jusqu’au 2 décembre pour trouver des repreneurs. Nous avons eu quelques touches, notamment avec des personnes que l’on avait contactées dans le cadre de l’opération de haut de bilan", explique Marie Mérouze.

Accélérer la commercialisation

"Il y a une sorte de honte attachée au fait d’être dans une situation d’insolvabilité, ça peut être juste une étape, très difficile certes, mais que l’on peut surmonter. Mais il ne faut pas nier les difficultés", prévient-elle.

Si l’entreprise a connu quelques beaux succès, notamment en décrochant une commercialisation de ses produits dans les magasins Apple du monde entier, cela n’a pas été suffisant. "Ce qui nous a fait défaut, c’est une commercialisation rapide. Nous ne vendons pas suffisamment", détaille la dirigeante, expliquant que la reprise par un industriel capable d’accélérer cette partie serait la solution la plus efficace.

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