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Management

« Un échec dans une NAO, c’est un échec pour tout le monde »

Par Isabelle Evrard, le 01 décembre 2017

À Saint-Marcel, Vincent Mégret, dirigeant la société S2M (groupe SKF Magnetic Mechatronics), spécialisée dans la production de paliers magnétiques et de moteurs à grande vitesse, les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont capitales et se préparent durant toute l’année.

Vincent Mégret, dirigeant la société S2M, dans l'Eure.
Vincent Mégret, dirigeant la société S2M, dans l'Eure. — Photo : Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

Moment très attendu, la négociation annuelle obligatoire (NAO) est le résultat de nombreuses réunions préparées en amont : « c’est une compilation de tous les éléments d’information discutés durant l’année au cours des comités d’entreprises et commissions. Car notre but, c’est d’aboutir à un accord. Un échec dans une NAO, c’est un échec pour tout le monde », assure Vincent Mégret. Et chez S2M, les parties discutent sans tabou : « Nous n’avons aucun intérêt à pratiquer un jeu de postures mais au contraire à trouver le bon compromis. »

Verbatim

L’entreprise, qui compte 205 salariés et deux sections syndicales – CFDT et CFTC - programme une « NAO zéro » fin décembre, au cours de laquelle tous les sujets sont présentés. Puis une ou deux séances complémentaires sont programmées au cours du mois de janvier. « Il faut laisser le temps aux partenaires de se concerter entre deux réunions », confirme Vincent Mégret qui préside la réunion, assisté de son DRH Mike Denis et du directeur général adjoint Laurent Clouet. « Tout ce qui est dit au cours de la réunion est consigné dans un verbatim afin d’éviter tout désaccord sur la forme ».

Compréhension mutuelle

Généralement, c’est l’aspect revendications salariales qui suscite le plus de débats : « chacun vient avec sa logique et il s’agit pour nous, patrons, d’arbitrer et trouver le juste milieu entre l’intérêt économique de l’entreprise et les intérêts des salariés. » C’est pourquoi le dirigeant programme des comités d’entreprise tous les mois afin d’informer sur la conjoncture économique et le budget de la société : « Pour qu’il y ait une chance d’obtenir un accord au terme de la NAO, il faut qu’il y ait une compréhension mutuelle et donc il est capital de maintenir un dialogue constant. » Fort de ces échanges réguliers, S2M ne compte à son passif des NAO qu’un seul échec : « Nous en sommes tous ressortis frustrés et déçus. Mais cela n’est plus arrivé depuis », se félicite Vincent Mégret.

Vincent Mégret, dirigeant la société S2M, dans l'Eure.
Vincent Mégret, dirigeant la société S2M, dans l'Eure. — Photo : Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

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