Calvados

Loisirs

Skyparc Normandie se réinvente en parc de loisirs familial

Par Isabelle Evrard, le 24 mai 2022

Créé par l’entrepreneur néo-zélandais AJ Hackett, le site de saut à l’élastique du viaduc de la Souleuvre (Calvados) géré par l’entreprise Skypark Normandie veut s’ouvrir à un public familial. D’ici cinq ans, ce sont deux à trois millions d’euros qui seront investis dans de nouvelles attractions.

Allan John Hackett s’était fait connaître en France, lorsqu’il avait sauté en élastique du second étage de la Tour Eiffel en 1987.
Allan John Hackett s’était fait connaître en France, lorsqu’il avait sauté en élastique du second étage de la Tour Eiffel en 1987. — Photo : Icon Sport - Baptiste Fernandez

Lorsqu’en 1988, Allan John Hackett découvre la vallée de la Souleuvre dans l’Orne, il a le coup de foudre pour ce cadre magnifique et pour ce viaduc construit selon des plans de Gustave Eiffel. L’entrepreneur néo-zélandais, fondateur en 1988 du premier site permanent de saut à l’élastique, le Kawarau Bridge Bungy en Nouvelle Zélande, décide de poser ses valises en Normandie et de réhabiliter le site de la Souleuvre pour y installer le seul et unique site en Europe de saut à l’élastique de son entreprise AJ Hackett International, et le baptise "AJ Hackett Normandie". Aujourd’hui, la zone de 12 hectares prend un nouveau virage stratégique pour développer de nouvelles attractions. "Nous voulons diversifier les activités, proposer de nouvelles expériences pour nous ouvrir à une clientèle plus familiale", explique Allan John Hackett, PDG de AJ Hackett International (400 salariés dans le monde, 20 M$ de CA). Le dirigeant souhaite investir entre deux et trois millions d’euros d’ici cinq ans dans de nouvelles attractions sur le site de la Souleuvre qui accueille actuellement plus de 100 000 personnes chaque année.

Un parc de loisirs familial

Estampillé "saut à l’élastique" depuis plus de 30 ans, le site de la Souleuvre cherche à renouveler son image. Un virage démarré en mai 2021, avec l’adoption d’un nouveau nom : le AJ Hackett Normandie est devenu "Skyparc Normandie" afin de mettre en valeur toutes les animations aériennes du site et d’afficher une dimension parc de loisirs. "Certaines personnes hésitent à venir chez nous, craignant la mono activité. Il nous fallait réagir en proposant, sur ce site à couper le souffle, des activités de plein air plus larges, à sensations fortes ou plus douces et destinées à toute une famille. Depuis la crise du Covid, les gens ont envie de nature et de sorties en plein air. Le site de la Souleuvre est idéalement placé pour ces nouvelles envies de tourisme vert."

Première attraction à voir le jour en juin 2022, le Sky Cube, un cube de verre suspendu à 60 mètres de hauteur : "Le cube de 1 m 80 sur 1 m 80 sera accessible au terme d’une passerelle de 15 mètres de long. En verre transparent, le cube peut supporter un poids d’environ 400 kg à 500 kg. Le visiteur aura l’impression d’être suspendu au-dessus du vide", détaille AJ Hackett. Viendront ensuite en 2023, la création d’un pont de singe entre les deux piles du viaduc, l’installation d’un saut pendulaire et une "attraction très rare, la tyrolienne pour deux et trois personnes", détaille le PDG qui ambitionne de capter ainsi de nouveaux clients : "pas seulement des visiteurs locaux, mais aussi des personnes qui n’hésiteront pas à traverser toute la France pour y découvrir des attractions uniques".

L’idée étant de fidéliser la clientèle, et d’une façon plus générale d’amener les touristes à rester plus longtemps sur le territoire normand. Dans cette optique, le PDG néo-zélandais souhaite agrandir le site. La société vient en effet d’acquérir 8 hectares supplémentaires pour construire des logements insolites "totalement intégrés à la nature".

Le site de la Souleuvre, qui emploie une dizaine de salariés permanents (25 salariés l’été), réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires, en haute saison, de juin à septembre, soit 1,2 million d’euros à l’année. Depuis l’ouverture du site en 1990, plus de 270 000 personnes ont "sauté" le pas du haut des 61 mètres de la pile de l’ancien pont ferroviaire qui surplombe la vallée.

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