Normandie

Politique économique

Régions et acteurs portuaires veulent une meilleure place dans Haropa

Par Sébastien Colle, le 08 avril 2021

Les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d'Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union (acteurs économiques portuaires de l'axe Seine) veulent une plus grande participation dans le futur ensemble portuaire Haropa.

Les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d'Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union veulent participer pleinement à la gouvernance du futur établissement portuaire Haropa.
Les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d'Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union veulent participer pleinement à la gouvernance du futur établissement portuaire Haropa. — Photo : JDE

Alors que la fusion des Ports du Havre, de Rouen et de Paris sera effective au 1er juin 2021, faisant de Haropa un seul et unique établissement portuaire avec trois implantations, les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d’Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union (acteurs économiques portuaires de l’axe Seine), réclament à l’État, dans un communiqué commun, de participer pleinement à la gouvernance du futur établissement portuaire.

Des sièges au Conseil de surveillance

Les Régions Normandie et Île-de-France rappellent qu’elles ont déjà consacré près de 180 millions d’euros aux programmes d’investissement des ports de Haropa dans le cadre des contrats de plan 2015-2020, auxquels pourraient s’ajouter 40 millions supplémentaires pour 2021-2022, et demandent à disposer, chacune, de deux sièges au conseil de surveillance du futur ensemble portuaire. Pour Hervé Morin, président de la Région Normandie : "Il n’est pas compréhensible que les deux Régions aient un poids plus faible que les trois agglomérations, alors que leur apport financier est dix fois supérieur." De son côté, Seine Port Union demande à disposer d’un siège de droit au conseil de surveillance et estime qu’il faut "choisir les personnalités de manière à représenter les secteurs d’activités stratégiques pour l’activité portuaire, que sont la chimie, l’agroalimentaire, les secteurs automobile et aéronautique, la logistique, et l’énergie, en privilégiant les chargeurs implantés sur l’axe Seine". Pour Christian Boulocher, président de Seine Port Union, "associer les unions portuaires c’est oser l’innovation, c’est démontrer la volonté de compétitivité collective. Ne pas le faire serait une incompréhension totale."

Enfin, Les CESER d’Île-de-France et de Normandie demandent à être représentés au Conseil d’orientation de l’axe Seine. "Le développement portuaire est omniprésent dans les travaux de nos assemblées, car il soulève des questions aussi bien économiques que sociales et environnementales. Nous avons de nombreuses propositions et le conseil d’orientation serait le lieu approprié pour que nous les formulions", soulignent Jean-Luc Léger et Eric Berger, présidents des CESER de Normandie et d’Île-de-France.

Les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d'Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union veulent participer pleinement à la gouvernance du futur établissement portuaire Haropa.
Les Régions Île-de-France et Normandie, les CESER d'Île-de-France et de Normandie, et Seine Port Union veulent participer pleinement à la gouvernance du futur établissement portuaire Haropa. — Photo : JDE

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