Normandie

Conjoncture

Point de vue Miser sur le temps long

Par Sébastien Colle, le 13 février 2019

Pour mener à bien des projets d'excellence, il faut du temps et de la patience. Les obstacles sont souvent longs à surmonter... Mais la persévérance des chefs d'entreprises est souvent gagnante et donne lieu à de formidables projets pour le territoire normand. 

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

L’excellence ne se décrète pas, elle se construit dans la durée. Robocath est un exemple édifiant de cette nécessité du temps long, souvent contrariée par une époque qui veut tout, tout de suite. Quinze années auront été nécessaires au docteur Philippe Bencteux pour mettre au point et réaliser son robot R-One qui permet de sécuriser et d’optimiser l’angioplastie coronarienne (pose de stents) par assistance robotique. Une innovation essentiellement normande puisque conçue et réalisée à Rouen et pour laquelle 50 % des sous-traitants employés sont issus du tissu économique régional. De quoi être fier d’un territoire qui non seulement est capable de produire des innovations révolutionnaires, ici dans le domaine médical, mais aussi de fournir les ressources pour en réaliser les principaux organes. Prendre le temps de poser des jalons pour assurer le développement de son activité, c’est aussi la démarche d’Inter Mutuelles Assistance (dont le siège social est à Niort) qui a choisi la Métropole Rouen Normandie pour installer son nouveau site et créer d’ici deux ans, pas moins de 250 nouveaux emplois : « Nous commençons par l’assistance automobile et étendrons nos activités au fur et à mesure du développement d’IMA à Rouen », souligne Claude Sarcia, président du directoire d’IMA.

Mais, si le temps long peut mener à l’excellence, il entraîne aussi souvent son lot de difficultés et d’obstacles à surmonter pour mener à bien un projet et plus encore les étapes de la vie d’une entreprise. Ainsi, Acibois à Mouen dans le Calvados, fleuron de la menuiserie industrielle depuis 1930, a connu ses grandes heures dans les années 60 et 70 avec jusqu’à 110 salariés. Plus tard avec la crise du bâtiment à partir de 2008, l’entreprise à commencer à perdre des clients jusqu’à une chute brutale de son chiffre d’affaires de près de deux millions d’euros en 2011 et un placement en redressement judiciaire. Acibois a su éviter le pire en élargissant ses activités et en recentrant son activité sur le territoire normand, pour un nouveau départ près de 90 ans après sa création. La encore, malgré les difficultés, la persévérance et le temps long ont permis d’assurer l’avenir.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

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