Rouen

Agroalimentaire

Le Coq Toqué réussit une levée de fonds d'un million d'euros

Par Sébastien Colle, le 03 mars 2021

Le Coq Toqué, spécialiste des jus de fruits et des cidres biologiques, a finalisé une levée de fonds d’un million d’euros pour structurer sa force commerciale et accélérer son développement, notamment à l’export.

Timothée Lecoq et Jean-Marie Ravel d’Estienne cofondateurs du Coq Toqué veulent doubler la part de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux à trois ans.
Timothée Lecoq et Jean-Marie Ravel d’Estienne cofondateurs du Coq Toqué veulent doubler la part de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux à trois ans. — Photo : Sébastien Colle

La marque de jus de fruits et de cidres biologiques Le Coq Toqué, lancée en 2016 à Rouen par Jean-Marie Ravel d’Estienne et Timothée Lecoq, a réalisé une levée de fonds d’un million d’euros auprès de Bee Family Office, Normandie Participations, un business angel du secteur et les partenaires bancaires de la société. Un tour de table qui laisse les deux fondateurs majoritaires à la tête de l'entreprise.

Structurer l’entreprise

Avec cet apport en capital, l’entreprise, qui compte déjà plus de 700 clients en France et à l’export (La Vie Claire, Galeries Lafayette, Naturalia, Groupe Hyatt, Groupe Accor…), souhaite renforcer sa présence au sein de ses différents réseaux de distribution, qu’ils soient physiques ou en ligne. Elle compte aussi développer sa notoriété et son business à l’international, et poursuivre son programme d'innovation en créant de nouvelles recettes et en proposant des associations originales (plantes aromatiques, fruits rouges). "L’un de nos objectifs est de recruter une force commerciale pour augmenter notre chiffre d’affaires et fidéliser les clients avec un travail de proximité", précise Timothée Lecoq. Un programme de recrutement qui vise les fonctions commerciales et marketing avec la création d’une dizaine de postes d’ici fin 2021. "Tout dépendra de la réouverture des cafés et restaurants, leur fermeture nous ayant significativement impactés en 2020 avec une baisse de moins 50% sur les mois concernés", confie le dirigeant normand qui précise "notre résultat est tout de même un peu meilleur que l'année précédente en 2020, et sans les fermetures nous aurions connu une progression de l'ordre de +30 à + 40%". Le renforcement commercial sera accompagné d'une diversification de l'offre qui a débuté en 2020 avec la sortie de cinq nouveaux jus de fruits : "Afin de couvrir la gamme complète proposée par les hôtels et restaurants". 

Doubler le chiffre d’affaires à l’export

Si l’entreprise ne réalise que 15 % de son chiffre d’affaires à l’export, ses dirigeants souhaitent voir cette part croître et doubler "d’ici deux à trois ans". Essentiellement tourné vers l’Europe (Scandinavie, Benelux, Allemagne), Le Coq Toqué a commencé à regarder vers l’Asie. "Nous avons construit notre marque aussi en fonction de l’export, car nous avons constaté, au cours de nos carrières professionnelles, la valeur du made in France à l’étranger", souligne Timothée Lecoq.

Des produits bio et français

Avec des ingrédients labellisés bio à 100 %, Le Coq Toqué propose des produits essentiellement issus du territoire français et normand pour la partie cidre, grâce à l’acquisition, en 2018, d’un verger en Normandie converti depuis en agriculture biologique. "Toute notre gamme de cidre est fabriquée à partir de ce verger, avec des pommes à cidre et des pommes à Poiré. Nous nous concentrons sur la qualité des variétés et des fruits que l’on utilise", souligne Timothée Lecoq. Pour 2021, l'entreprise ambitionne une production de 700 000 à 1 million de bouteilles, tous produits confondus pour un chiffre d'affaires prévisionnel en 2021 de 1,5 million d'euros "en fonction de l'évolution sanitaire".

Timothée Lecoq et Jean-Marie Ravel d’Estienne cofondateurs du Coq Toqué veulent doubler la part de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux à trois ans.
Timothée Lecoq et Jean-Marie Ravel d’Estienne cofondateurs du Coq Toqué veulent doubler la part de leur chiffre d’affaires à l’export d’ici deux à trois ans. — Photo : Sébastien Colle

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail