Normandie

BTP

Le bâtiment, poids lourd de l’économie normande

Par Isabelle Evrard, le 17 juin 2019

Avec 6,5 milliards d'euros pour le bâtiment et 1,7 Md€ pour les travaux publics, le BTP se présente comme un véritable poids lourd pour l’activité économique normande.

De gauche à droite : Alain Piquet, président de la Fédération Normandie du Bâtiment; Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment ; Marc Rollet, président de la Fédération du Bâtiment du Calvados.
De gauche à droite : Alain Piquet, président de la Fédération Normandie du Bâtiment; Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment ; Marc Rollet, président de la Fédération du Bâtiment du Calvados. — Photo : © Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

Réunie en congrès national à Deauville pendant deux jours, la Fédération française du Bâtiment affiche un visage soucieux après l’annonce du Gouvernement d’Edouard Philippe concernant la fin des déductions forfaitaires spécifiques : « Pour nos métiers, cela a deux conséquences : l’augmentation des charges sociales de 10 % et le renforcement des concurrences déloyales des auto-entrepreneurs et du travail détaché », regrette Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment (50 000 adhérents sur le territoire national, dont 35 000 artisans).

En Normandie, le BTP représente 85 000 emplois et plus de 8 Md€ d’activité (6,5 Md€ pour le bâtiment et 1,7 Md€ pour les travaux publics). « La production de logements en volume reste satisfaisante, la production industrielle tertiaire retrouve une vraie dynamique de production, tout comme le cycle de la commande publique avec 20 % de notre activité. Mais nous enregistrons une baisse considérable du logement en accession à la propriété : moins 10 % à l’échelle de la Normandie. La Manche, l’Orne et l’Eure souffrent tout particulièrement », reconnaît Alain Piquet, président de la Fédération Normandie du Bâtiment.

4800 apprentis chaque année

Plus de 15 000 logements ont été produits par le Bâtiment au cours de l’année 2018 avec une croissance hétérogène sur les capitales Rouen, Caen, Le Havre ainsi que la côte normande. « 60 % de notre activité relève de l’entretien et de la rénovation, et 40 % concerne la production neuve », ajoute Alain Piquet.  Maillon faible de l’activité : l’artisanat. « Nous avons perdu 66 entreprises artisanales depuis un an et seulement sept ont été créées », confirme Marc Rollet, président de la Fédération du Calvados.

Tout comme le secteur du transport, le bâtiment peine à recruter des collaborateurs qualifiés. Particulièrement bien dotée en centres de formation (sept sur le territoire), la Normandie mise sur l’apprentissage pour combler ses offres d’emplois : 4 800 apprentis sont formés chaque année pour un potentiel de 6 000 places.

Le prochain gros chantier à venir sur le territoire sera sans nul doute celui du CHU Caen Normandie : un projet de plus de 2 milliards d’euros. Le permis de construire a été déposé et les appels d’offres sont en cours.

De gauche à droite : Alain Piquet, président de la Fédération Normandie du Bâtiment; Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment ; Marc Rollet, président de la Fédération du Bâtiment du Calvados.
De gauche à droite : Alain Piquet, président de la Fédération Normandie du Bâtiment; Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment ; Marc Rollet, président de la Fédération du Bâtiment du Calvados. — Photo : © Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

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