Transport

Tribune La mobilité douce impacte les entreprises

Par Aurélien Valet, responsable d'affaires relais de croissance à la Caisse d'Epargne Normandie, le 08 avril 2022

S’appuyant sur les attentes de la convention citoyenne pour le climat, les pouvoirs publics ont la volonté de verdir le parc automobile français. À commencer par les flottes d’entreprises.

Aurélien Valet, responsable d’affaires relais de croissance à la Caisse d’Épargne Normandie
Aurélien Valet, responsable d’affaires relais de croissance à la Caisse d’Épargne Normandie — Photo : DR

Sortir de la dépendance automobile, accélérer la croissance des nouvelles mobilités et réussir la transition écologique figurent parmi les enjeux de la loi d’orientation des mobilités (loi LOM) de décembre 2019. Dès 2022, les entreprises disposant d’une flotte de plus de 100 véhicules doivent intégrer 10 % de véhicules propres dans leur parc.

Cette année est également marquée par l’application du "malus au poids" pour les véhicules de plus de 1 800 kg, et le remplacement de la taxe sur les voitures de sociétés (TVS) par deux nouvelles taxes annuelles (sur les émissions de CO2 et sur les polluants atmosphériques).

S’ajoutent les conséquences d’autres évolutions réglementaires comme la loi CAFE (Corporate Average Fuel Economy) entrée en vigueur en 2021. Elle oblige les constructeurs à réduire drastiquement le taux moyen des émissions de CO2 de leur gamme et encourage la commercialisation de véhicules propres.

De plus, des zones à faibles émissions se mettent en place dans les grandes agglomérations où seuls les véhicules les moins polluant en fonction de leur vignette Crit’Air ont le droit de circuler.

Vers une nouvelle gestion de son parc de véhicules

Les gestionnaires de parcs doivent tenir compte de ce cadre législatif et fiscal dans leur pratique. Il est aussi devenu difficile d’anticiper la future valeur de revente d’un véhicule, en fonction du durcissement des contraintes de circulation et des évolutions technologiques constantes des véhicules électriques.

Ces évolutions nécessitent de repenser intégralement la place des véhicules dans l’entreprise, en rédigeant une Car Policy déterminant la répartition du parc de véhicules de fonction ou de service, le type de motorisation en fonction des usages, les règles de partage et la place des mobilités douces (vélo, transport en commun… ). Ces éléments font partie de la politique RSE de l’entreprise.

Une solution peut être pour une entreprise de louer sa flotte de véhicules. La location longue durée (LLD), parce qu’elle n’intègre pas d’option d’achat, offre une approche moderne de la mobilité, vu comme un service, avec un contrat s’adaptant aux besoins réels des utilisateurs. La LLD permet également de solliciter les conseils d’un expert pour la constitution de la flotte et comprend une palette de services qui vont aider le gestionnaire de flotte dans ses missions.

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