Seine-Maritime

Énergie

Fremach prêt à réduire sa consommation d’énergie avec le projet Smart Building

Par Sébastien Colle, le 24 novembre 2022

Spécialisée dans la production de systèmes électroniques pour l’automobile et l’industrie, l’entreprise Fremach basée à Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime) a choisi d’être l’une des entreprises pilotes du projet Smart Building, porté par la CCI Rouen Métropole, et destiné à accompagner les entreprises dans la réduction de leur consommation d’énergie.

Fremach s’est engagée auprès de la CCI Rouen Normandie a participé au dispositif Smart Building pour réduire sa consommation d’énergie.
Fremach s’est engagée auprès de la CCI Rouen Normandie a participé au dispositif Smart Building pour réduire sa consommation d’énergie. — Photo : DR

Lors de la première phase du dispositif Smart Building, portée par la CCI Rouen Normandie et destiné à accompagner les entreprises dans la réduction de leur consommation d’énergie, quatre entreprises de l’industrie, du tertiaire et du logement et trois bureaux d’études se sont engagés dans la démarche. Labellisé par l’État, dans le cadre du projet DRACARRE 2019, ce dispositif concerne la performance, l’optimisation et la rénovation énergétiques des bâtiments (isolation, chauffage, production d’énergie renouvelable, éclairage, automatisation), soit 40 % de la consommation énergétique et plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France. "Au moment où ce sujet devient un élément de plus en plus important de la valeur du patrimoine bâti, les gisements d’économie le concernant sont immenses", souligne Vincent Laudat, président de la CCI Rouen Métropole.

Réduire la consommation d’énergie

Parmi les sites "pilotes", l’entreprise Fremach spécialisée dans la production de systèmes électroniques pour l’automobile et l’industrie (vélos électriques, machines-outils, GPS…), implantée à Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime) sur l’ancienne usine Alcatel. Entreprise familiale filiale d’un groupe privé belge, Fremach réalise sa production dans un bâtiment de 14 000 m2 construit en 1972. "Nous travaillons en 3x8 sur 5 jours avec un effectif d’une centaine de personnes" indique William de Vaumas, directeur de l’usine. "Nous réalisons un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros dont 10 à 15 % à l’exportation vers l’Europe. Mais malgré une demande en croissance dans notre secteur d’activité, nous sommes actuellement pénalisés par la pénurie mondiale de composants électroniques (puces) et de la montée du coût de l’énergie."

L’entreprise, qui avait élaboré en interne un projet d’investissements dans la sobriété énergétique, s’est intégrée dans la démarche Smart Building où elle a été accompagnée par le bureau d’études Albedo. "La concertation nous a conduits à une deuxième phase que nous devrions progressivement mettre en œuvre dans les prochaines années", précise William de Vaumas.

Celle-ci pourrait s’articuler autour de trois axes. En premier lieu, "7 000 m2 de panneaux solaires seraient installés sur la toiture du bâtiment dont l’isolation serait refaite. D’autre part, les luminaires LED se substitueraient aux néons. Enfin, une chaudière biomasse à base de lin pourrait remplacer l’actuelle installation au gaz. Avec à terme une économie de 10 à 20 % de notre consommation électrique", estime William de Vaumas.

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