Normandie

Management

Point de vue Entre succès, joie et souffrance : la dure loi de l’entrepreneuriat 

Par Sébastien Colle, le 17 septembre 2019

Développant fortement Récréa, Gilles Sergent a connu bien des difficultés à la tête du Stade Malherbe de Caen ; Arnauld Daudruy, dirigeant d'Olvea, une entreprise à très forte croissance, a, lui, été lâché par son corps : en Normandie, comme ailleurs, la vie des dirigeants d'entreprise est faite de hauts et de bas.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

C’est la dure loi de l’entrepreneuriat, qui promet des succès mais apporte aussi son lot de déceptions, de difficultés, voire de souffrance… Des expériences partagées par tous les dirigeants à un moment ou un autre, parfois en dehors du terrain de l’entreprise. Ainsi, Gilles Sergent, souriant patron de Récréa, spécialiste normand de la gestion des équipements aquatiques, en a-t-il fait l’amère expérience en prenant les commandes d’un autre challenge avec le stade Malherbe de Caen. Un défi le temps d’une année, pour ce passionné de football, et qui s’est terminée par la relégation de son équipe en ligue 2. « Une aventure brève, exigeante et extrêmement intense, ou tout est remis en cause d’une semaine sur l’autre, alors qu’il faut du temps pour construire une équipe. Un problème de moyen/court terme qui existe dans toutes les entreprises mais qui est démultiplié dans le football », explique le dirigeant. Mais après les bas de la parenthèse sportive, Gilles Sergent a retrouvé le sourire, grâce à l’alliance nouée avec S-Pass SL, la filiale sport et loisirs du groupe Fimalac entertainement, et qui doit lui permettre de devenir le numéro un français de la gestion d’équipements sportifs…

Des hauts et des bas, Arnauld Daudruy en a lui aussi connu à la tête de l’entreprise familiale Olvea, producteur d’huiles végétales et de poissons pour l’agroalimentaire et les cosmétiques. En croissance à deux chiffres depuis son arrivée aux commandes en 2005, le dirigeant décide de prendre la tête du Medef Normandie, en 2015, ainsi que des fonctions à Paris pour l’organisme patronal. Sur un rythme frénétique à « 200 % », son corps le lâche subitement lors d’un jogging et l’oblige à s’arrêter complètement pendant deux mois. Une leçon de vie pour le dirigeant qui choisi d’accélérer son changement de management, débuté en 2015 par une codirection avec sa sœur. « Pour ne plus diriger seul »… Avec à la clé du temps pour se ressourcer et revenir à l’essentiel de la gestion d’entreprise, ainsi que la mise en route d’une nouvelle usine éco-conçue à Fécamp, l’une des premières en Europe…

Des hauts et des bas… Pour les appréhender au mieux, peut-être serait-il judicieux de garder en tête le conseil de Dorothée Lebarbier, directrice générale du groupe Altitude : « Savoir prendre des risques calculés »… Et bien connaître ses limites… Bonne rentrée à tous.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

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