Normandie

Financement

Tribune Comment optimiser son besoin en fonds de roulement

Par Géraldine Doucet, directrice du Centre d'Affaires d'Evreux de la Caisse d'Epargne Normandie, le 05 juillet 2021

La maîtrise du fonds de roulement (BFR) est un facteur clé de la réussite d’une entreprise, quels que soient son secteur d’activité et son stade de développement. Plus il est élevé, plus il nécessite des ressources. Il faut donc essayer de le réduire au maximum en activant plusieurs leviers. Et utiliser au besoin différents types de financement pour l’optimiser.

Géraldine Doucet, directrice du Centre d’affaires d’Evreux de la Caisse d’Epargne Normandie
Géraldine Doucet, directrice du Centre d’affaires d’Evreux de la Caisse d’Epargne Normandie — Photo : DR

Le besoin en fonds de roulement (BFR) d’une entreprise équivaut à la différence entre son actif circulant (ses stocks et ses créances clients) et son passif circulant (ses dettes fournisseurs, fiscales, sociales et non financières). Le calcul du BFR est essentiel pour mettre en lumière les décalages temporels et financiers existant entre l’encaissement des créances clients et le paiement des fournisseurs et, in fine, leur impact sur la trésorerie. Ainsi, il permet de connaitre le besoin permanent de fonds nécessaires au financement de l’exploitation.

À la fois indicateur et outil de pilotage, l’optimisation du BFR doit d’abord mobiliser en interne l’entreprise. En premier lieu le service comptabilité recouvrement pour facturer au plus vite les clients et récupérer les paiements en retard. Les services commercial et achats ont également un rôle à jouer : le premier peut réduire le volume des créances clients en offrant des remises pour un paiement plus rapide ; le second va négocier les conditions et les délais de paiement des fournisseurs. Enfin le service logistique doit s’efforcer de diminuer le coût des stocks.

Des leviers à activer

Pour optimiser son BFR l’entreprise peut également se rapprocher de sa banque afin d’envisager des solutions d’accompagnement. La banque pourra, par exemple, proposer la mise en place de crédits de trésorerie à court terme, en mettant à disposition de l’entreprise un montant sous forme de découvert autorisé ou de billet de trésorerie. Autre solution, les crédits de mobilisation de créances. L’entreprise va alors céder ses créances en recourant à l’affacturage pour bénéficier d’une avance de paiement sur les factures et les bons de commande. L’affacturage offre, en outre, la possibilité d’assurer ses créances clients. L’entreprise peut aussi avoir recours à de l’escompte qui préfinance un paiement à recevoir.

Enfin des solutions à plus long terme peuvent également être préconisées comme la dette à moyen et long terme, le crédit-bail, la location longue durée (LLD) qui, toutes, vont permettre de financer les investissements en immobilisations et réduire d’autant les autofinancements afin de libérer de la trésorerie. À noter que le renforcement des fonds propres peut être approprié, notamment avec l’entrée d’un fonds de capital développement pour accompagner un développement de l’activité ou un projet de croissance, très souvent source de croissance du BFR.

Dans tous les cas et quel que soit le BFR de l’entreprise, l’important pour son dirigeant est d’être proactif pour se donner les moyens de se développer sereinement.

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