Calvados

Santé

Alliansys dynamise la production du défibrillateur de Lifeaz

Par Isabelle Evrard, le 23 juin 2022

Produit sur le site normand d’Alliansys, à Honfleur, le défibrillateur de la start-up Lifeaz, le premier destiné aux particuliers, se déploie en France et à l’international. L’usine normande investit 800 000 euros pour booster la chaine de production et monter en cadence.

Le défibrillateur de Lifeaz est produit dans l’usine d’Alliansys à Honfleur.
Le défibrillateur de Lifeaz est produit dans l’usine d’Alliansys à Honfleur. — Photo : Lifeaz

Après quatre ans et demi de recherche et développement et une première année de production, la start-up parisienne Lifeaz, créatrice d’une nouvelle génération de défibrillateurs connectés baptisés "Clark" produits sur un site unique, en Normandie, franchit une nouvelle étape de son développement. Pour satisfaire l’augmentation de la demande, le partenaire industriel de Lifeaz, l’usine honfleuraise d’Alliansys, spécialisée dans le médical et l’électronique de haut de niveau (80 salariés ; 9 M€ de CA en 2021), où les défibrillateurs Clark sont fabriqués, a investi 800 000 euros, notamment dans des bancs de tests et des équipements dont la capacité de production a été augmentée. "Nous travaillons avec Lifeaz depuis quatre ans, et nous avons travaillé avec les fondateurs pour que le produit soit en adéquation avec les outils de notre site. Lifeaz est un de nos principaux clients et connaît une croissance régulière. Grâce à ces nouveaux investissements, notre capacité de production pourra être encore multipliée par quatre ou cinq si le besoin s’en fait sentir", confie Eric Burnotte, directeur général d’Alliansys qui a recruté quatre nouveaux collaborateurs dédiés à cette ligne de production.

Depuis l’inauguration de la chaîne de production fin 2020, plus de 4 000 exemplaires de Clark sont sortis de l’usine honfleuraise. La capacité de production est passée à 600 exemplaires par mois début 2022 et devrait atteindre les 1 000 par mois d’ici la fin de l’année.

Lauréate de nombreux prix d’innovation

En France, les arrêts cardiaques représentent 50 000 décès prématurés chaque année. Un chiffre en grande partie lié à la méconnaissance du grand public des gestes de premiers secours ainsi qu’au nombre encore limité de défibrillateurs accessibles sur le territoire. C’est à la suite de ce constat que Timothée Soubise, Johann Kalchman et Martial Itty, ont créé Lifeaz fin 2015, une start-up créatrice du premier défibrillateur connecté fabriqué en France destiné aux particuliers. "Nous avions sélectionné plusieurs sites potentiels pour la production de notre défibrillateur mais l’usine honfleuraise était la mieux placée, à la fois du point de vue de la technologie, mais aussi en termes de proximité puisque nous sommes basés à moins d’une heure trente de l’usine" justifie Johann Kalchman, PDG et co-fondateur de la start-up qui apprécie également "la taille humaine de l’entreprise et sa réactivité."

Johann Kalchman, PDG de Lifeaz : "l’usine honfleuraise était la mieux placée, à la fois du point de vue de la technologie, mais aussi en termes de proximité."
Johann Kalchman, PDG de Lifeaz : "l’usine honfleuraise était la mieux placée, à la fois du point de vue de la technologie, mais aussi en termes de proximité." - Photo : Lifeaz

La start-up s’est fixée comme objectif de rendre accessible le défibrillateur au plus grand nombre avec un produit connecté, une application gratuite expliquant les gestes qui sauvent (Everyday Heroes), et un réseau de formateurs. Accompagnée et conseillée par un comité scientifique formé de cardiologues et rythmologues, Lifeaz a reçu de nombreux prix dont le Concours d’Innovation Numérique et a été nommée par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) parmi les 10 innovations les plus prometteuses et innovantes en France en 2017.

La start-up, qui a démarré avec seulement ses trois fondateurs, emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes. Elle compte encore recruter une vingtaine de personnes sur l’année 2022. Elle se prépare également à lancer une offre pour les copropriétés et les entreprises, et travaille sur un nouveau produit (encore confidentiel) qui permettra aussi de sauver des vies.

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