Hauts-de-France

Finance

Tributile veut devenir leader régional du financement participatif

Par Elodie Soury-Lavergne, le 15 janvier 2018

Après avoir exercé plusieurs années dans le conseil, notamment chez EY, Grégoire Wallaert a choisi de surfer sur la vague du crowdfunding. Il a lancé sa propre plate-forme depuis Lille, Tributile, et entend devenir leader dans les Hauts-de-France.

Grégoire Wallaert a lancé la plate-forme de crowdfunding Tributile en 2015. Celle-ci doit changer de nom dans le courant de l'année, pour adopter une consonance plus régionale et web.
Grégoire Wallaert a lancé la plate-forme de crowdfunding Tributile en 2015. Celle-ci doit changer de nom dans le courant de l'année, pour adopter une consonance plus régionale et web. — Photo : Tributile

Grégoire Wallaert a lancé la plate-forme de crowdfunding Tributile durant l'été 2015, après avoir mené une carrière dans le conseil à Paris, Singapour et Lille. "Je voulais profiter de mon expérience d'accompagnement des petites et moyennes entreprises, en apportant quelque chose de plus. A l'époque, on commençait à parler du financement participatif. Une prise de conscience m'a poussé à continuer cet accompagnement, tout en orientant davantage les entreprises vers le grand public", relate le fondateur.

Le financement sous toutes ses formes

Lancée en 2015 comme une plate-forme de prêt uniquement, Tributile est en plein virage stratégique. "Aujourd'hui je me rends compte que le prêt n'est pas forcément le meilleur outil pour répondre aux besoins de financement d'une entreprise, notamment en création", explique Grégoire Wallaert. La plate-forme se réoriente donc en suivant deux axes. Le premier est le financement sous toutes ses formes de petites et moyennes entreprises, à travers le don (ticket moyen de 7 500 €), le prêt (20 000 €), l'investissement en capital (100 000€) et les émissions obligataires (150 000 €). Le second axe est la régionalisation : "Nous voulons démontrer que notre plate-forme sera plus efficace qu'un acteur national pour des projets à ancrage territorial, en proposant, par exemple, des actions de visibilité qu'on ne trouverait pas chez un acteur national du crowdfunding". Cette spécialisation est aussi une manière de s'imposer sur un marché où la concurrence est déjà rude et la tendance, à la concentration. Le créateur souligne toutefois : 

"Le marché du crowdfunding reste tout de même en croissance de 30 % par an."

Il ajoute : "Notre ambition d'ici à douze mois est que Tributile s'affiche comme la principale plate-forme de financement participatif dans les Hauts-de-France".

Atteindre 60 projets par an

Pour le moment, Tributile affiche une dizaine de projets au compteur et l'objectif de cette réorientation est d'atteindre la soixantaine de projets par an. La société se rémunère en prenant une commission au succès de 5 à 7 %, en fonction du mode de financement utilisé. Après avoir réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 40 000 €, Grégoire Wallaert vise 150 000 à 200 000 € en 2018. L'équilibre devrait quant à lui être atteint d'ici à 18 mois. Une entrée au capital d'investisseurs privés et d'Autonomie & Solidarité, qui a eu lieu fin août et dont le montant est confidentiel, lui permet de financer ce virage stratégique. Au programme des investissements : de futures actions de webmarketing et du recrutement, avec 3 salariés arrivés en octobre et un quatrième prévu en avril.

Grégoire Wallaert a lancé la plate-forme de crowdfunding Tributile en 2015. Celle-ci doit changer de nom dans le courant de l'année, pour adopter une consonance plus régionale et web.
Grégoire Wallaert a lancé la plate-forme de crowdfunding Tributile en 2015. Celle-ci doit changer de nom dans le courant de l'année, pour adopter une consonance plus régionale et web. — Photo : Tributile